mardi 30 juin 2015

Quitter un groupe païen de Patti Wigington, Elemental Magick n° 12 , juillet 2013

Traduction et adaptation de Serpentine

La lectrice Snarkelina Jolie demande «  Je fais partie d'un coven depuis deux ans maintenant, et honnêtement, j'ai le sentiment de ne pas avancer. C'est désormais une corvée de me rendre aux rencontres, et je ne sens aucune connexion avec les Dieux de la tradition ou les personnes du groupe. Je pense sérieusement quitter le groupe et pratiquer en solitaire pendant un temps. Des conseils ? »


Absolument. Premièrement, avant que vous ne décidiez de quitter le groupe, j'évoquerai ces choses avec les leaders. Tout ça sonne comme si vous stagniez un peu, et si d'autres membres ont le même ressenti ce sera une bonne opportunité pour la Grande Prêtresse ou le Grand Prêtre de procéder à quelques changements. D'un autre côté, si vous avez déjà discuté de cela avec les leaders du groupe et que tous sont unanimes sur le fait que ce groupe n'est pas le bon pour vous, il sera peut-être temps en effet de partir. Si vous choisissez cette option, il y a de nombreuses choses à garder en tête.
Si vous appartenez à un coven wiccan ou un autre groupe païen, vous pourrez décider à un certain point que ce groupe ne vous correspond pas.
Alors que le choix de quitter un coven ou un groupe demeure un choix très difficile pour beaucoup de personnes, il est aussi important de réaliser que cela peut être très stressant pour ceux que vous quittez. 

Gardez à l'esprit que des membres quittent des covens ou des groupes païens pour toutes sortes de raisons :
-Vous trouvez que l'engagement demandé ne coïncide pas avec votre emploi du temps.
-Vous avez remarqué que vous n'étiez pas connecté aux Dieux de la tradition.
-Peut-être avez-vous décidé que la voie païenne n'était la bonne pour vous.
-Vous ne pouvez demeurer avec les personnes du groupe ou avec ceux qui mènent le groupe.
-Vous décidez que le groupe que comble pas vos aspirations spirituelles.


Artiste : Franck C. Papé
Peu importe la raison, si vous avez décidé de quitter un groupe ou un coven, il y a des choses à garder en tête.
La première de toutes, informez la personne en charge – Grande Prêtresse ou Grand Prêtre ou autre – que vous désirez quitter le groupe. Ne vous bornez pas à partir. Cela laisse des affaires en suspend, et même si vous partez en mauvais termes, quelqu'un saura inquiet pour vous et se demandera si vous allez bien. Donc informez – par écrit de préférence- que vous vous séparez du groupe et la date à laquelle ce départ sera effectif.
C'est aussi une bonne idée de faire connaître les raisons de votre départ aux leaders du groupe. Si c'est à cause d'un conflit avec un autre membre, les leaders pourront être averti du problème. Également si vous partez pour des raisons qui sont de votre propre fait ( contrainte de temps, etc.). Les leaders seront ainsi au courant que votre départ n'est pas dû à une de leurs actions.
Dans certaines traditions, il vous sera demandé de respecter le serment sur le secret même après votre départ. Il s'agit de simple courtoisie évitant tous propos futurs sur les personnes du groupe quitté. C'est comme lorsque vous quittez un emploi, vos futurs employeurs ne voudront pas entendre des ragots sur votre dernier patron. De plus, si jamais un jour vous décidiez de réintégrer le groupe quitté, ne gâchez pas vos amitiés.

De nombreux covens ont un protocole pour les départs dans leurs arrêtés et mandats. C'est une bonne idée pour un coven d'avoir cette politesse pour un membre quittant ou se séparant du groupe. Même si il s'agit simplement de dire au revoir, l'avoir déjà par écrit facilite les choses pour chacun.
Certains groupes demandent aux membres partants de participer à un tout dernier rituel, ainsi le groupe peut formellement couper les liens magiques avec ce membre. Si vous avez contribué à une pochette ou autre lien magique lors de l'initiation dans le groupe, ce dernier rituel sera le moment pour récupérer vos objets placés.
Si votre groupe n'a aucun rituel de séparation, vous pourriez avoir le désir d'en faire un pour vous-même. Chose qui sera à l'inverse de la cérémonie d'initiation.
Alors que vous ne poursuivez pas votre voyage sur la voie païenne ou avec les Dieux de votre tradition, vous quittez un groupe avec lequel vous avez des liens magiques. Dans de nombreuses cas, couper ces liens magiques confirme la rupture pour la personne partante.
Vous pouvez même faire quelque chose de simple comme une déclaration formelle durant un rituel en solitaire en disant, par exemple : «  Moi, Willow, ne fais plus partie du Coven des Trois Corbeaux, et réaliserai les rites et rituels en tant que praticienne solitaire aux yeux des Dieux, jusqu'à ce que je sois appelée à en faire autrement. »
Finalement, essayez autant que possible de partir proprement. Malgré les doutes que vous pouvez avoir sur le groupe, ou les conflits qui vous ont poussé à partir, parfois tout ce que nous avons à faire est de prendre la route pour poursuivre notre quête.

lundi 29 juin 2015

The Goddess Hekate de Stephen Ronan - Partie 8 - Sous-partie A - L'Hécate Chaldéenne de S. Ronan

Traduction et adaptation de Serpentine

Note introductive

Le présent essai a débuté il y a trois ans avec le but simple, tel que je l'avais conçu au départ, de collecter tous les fragments issues des collections standards des Oracles Chaldéens de des Places et Majercik traitant d'Hécate, puis de les rapprocher avec quelques notes.
Il m'est apparu par la suite qu'une telle approche ne serait pas suffisante car les collections standards ne présentaient qu'une partie des matériaux significatifs, et cela laissait deviner une certaine confusion sur ce qui était ou n'était pas significatif. Ce ne fut pas tout. Car avec les matériaux collectés et examinés, il devint de plus en plus clair que l'Hécate Chaldéenne et sa contrepartie gréco-romaine n'étaient pas aussi proches que cela avait été présumé auparavant. Il devint cependant impératif d'explorer , plus en profondeur que cela n'avait été envisagé, tout ce qui touche aux origines de la Déesse Chaldéenne.
Le résultat fut que cet essai demanda plus de temps encore, et je finis dans une position inconfortable ayant entre les mains avec un peu plus que l'esquisse faite de fragments que j'avais imaginée, et avec un peu moins qu'un investigation à grande échelle ne rendant pas vraiment justice au sujet. Personne n'est plus conscient que l'auteur lui-même des insuffisances mais la situation est atténuée par le fait que , inconnu pour moi jusqu'à ce que mon travail soit bien avancé, qu'un autre livre sur L'Hécate Chaldéenne de S.I. Johnston devienne disponible. Cette question est traitée (dans la mesure où il intervient sur le sujet de la présente étude) dans un prostscript, page 134-6 aussi bien que dans les notes en pied de page. L'avantage de l’œuvre de Johnston, de mon point de vue actuel, est qu'elle recouvre indépendamment tout l'environnement de l'Hécate Chaldéenne dont certains domaines qui ne sont pas examinés en profondeur ici.

Gutenberg.org
Source : Gutenberg.org

A cause des confusions méthodologiques autour des traditions chaldéennes, j'ai eu à plaider sur mon cas sur les diverses avancées de mes précédentes interprétations de l'Hécate Chaldéenne.Je ne me voile pas la face sur le fait que les nombreux passages de textes argumentés qui suivent seront une lecture agréable sauf pour quelques âmes perverses qui, comme le présent auteur, auront le goût pour de telles convolutions. D'autres souhaiteraient regarder la table des matières de la Déesse Chaldéennes en page 131-2, se référer aux fragments en page 93 et plongeant dans le reste selon l'intérêt.
J'aimerai suivre toutes discussions suscitées par cet essai. Peut-être que les érudits souhaiteront envoyer une copie de leurs commentaires à mon éditeur.

Les Oracles Chaldéens

Les Oracles Chaldéens sont une collection d'oracles rituels païens qui commencèrent à circuler durant la seconde moitié du II s après JC. Datant d'un âge riche pour sa production de textes religieux de toutes sortes, il semble que leur caractéristique la plus forte et la plus étrange est une imagerie sombre, obscure qui tout du moins a une qualité irrésistible et numineuse. Ils étaient, sans aucun doute, grâce à leur philosophie compatible, aimés par les néoplatoniciens, dont nous évoquerons leur traitement plus loin.
Les Oracles offraient des instructions en matière de théologie et techniques rituelles, et revendiquaient d'enseigner l'ancienne sagesse de Chaldée et d'Assyrie, mais, comme Philo et les Hermetica, des éléments natifs ont été fortement modifiés par le prisme du moyen-platonisme, et cet avis montre probablement la perspective la plus habituelle de compréhension des Oracles et les traditions chaldéennes rattachées. Philosophiquement, ces traditions sont plus proches de Numenius (milieu du 2nd s. ap. Jc), qui fut le précurseur directe du Néoplatonisme. Théologiquement, ils sont probablement plus proches du Gnosticisme que de l'Hermétisme, et ils sont très radicaux dans leur critique de la religion traditionnelle.
Enseignant que l'humanité adore à tort le Second Père par erreur sur le Premier Père, et que les anciennes et vénérables pratiques religieuses comme la divination par les entrailles et l'astrologie étaient des impostures.
Il est surprenant que cette position religieuse radicale reçoive si peu d'attention dans les discussions modernes sur les doctrines chaldéennes. Mais c'est en partie dû au fait que les néoplatoniciens atténuèrent les contradictions entre les Oracles et des éléments de la religion païenne traditionnelle car il les utilisaient pour étayer leur propre système théologique qui était fait pour harmoniser les enseignements de toutes les « Nations Sacrées » païennes. Comme S.L. Karren l'a souligné, les néoplatoniciens tardifs n'étaient pas seulement des mentors philosophiques, mais également d'importantes figures religieuses et des meneurs dans la communauté païenne. Pour eux, les Oracles étaient des écrits religieux de haute autorité, et il n'y a aucune exagération pour eux en les nommant la « Bible » néoplatonicienne.
Ils jouissaient encore d'un grand statut durant la Renaissance où, faussement attribués à Zoroastre, ils entrèrent dans des groupes de travaux choisis parmi les Hermetica, les Hymnes Orphiques et d'autres textes attribués aux « anciens théologiens » incluant Zoroastre, Hermès, Orphée, Pythagore et d'autres encore dont l'autorité était à peine moindre que celle de Moïse lui-même.
La tradition héritée des néoplatoniciens attribuait l'autorité aux Oracles Chaldéens, et reliée aux écrits chaldéens des deux Juliens, Père et Fils et de leur entourage.
Julien l'Aîné, aurait été natif de la province romaine de Chaldée et semble être arrivé à Rome durant le règne de Trajan ( 98-117 ap. Jc) et son fils fut actif sous celui de Marc- Aurèle (161-180 ap Jc) durant lequel les Oracles Chaldéens furent publiés ou mise en circulation. Il apparaît que ce seraient les Juliani qui inventèrent les termes de « théurgie » et « théurgiste » pour se décrire eux-même ainsi que leurs activités religieuses qui étaient centrées sur un rituel basé sur un mysticisme dont le but était l'élévation de l'âme. Le terme de « théurgie » (littéralement «  travail divin ») est considéré comme une invention pour souligner de façon supérieure une distinction avec la « théologie » ou la théorisation sur les Dieux, aussi bien d'ailleurs avec la « thaumaturgie » ou le travail magique inférieur.
L'image qui émerge, quand nous amenons cette preuve, suggère que Julien l'Aîné utilisait son fils en tant que médium parlant pour les Dieux et répondant aux questions théologiques et rituelles, et c'est ainsi que naquirent les Oracles Chaldéens.

Considérations méthodologiques

D'une façon ou d'une autre, les Juliani sont responsables des Oracles Chaldéens et il n'y a aucun doute que les néoplatoniciens considérèrent les Oracles comme une partie reliée à l'ensemble des matériaux chaldéens. Sur cela, par exemple, nous n'avons pas seulement qu'une déclaration explicite de Marinus sur Proclus qui étudia «  le nombre impressionnant de travaux de Porphyre et Jamblique sur les Oracles et les écrits chaldéens », mais aussi les mentions sur ces « écrits chaldéens » eux-mêmes. Tout comme nous pouvons y attendre, quelques-uns au moins semblent avoir été simplement des commentaires des Oracles, tout comme nous le voyons avec la référence de Proclus au septième livre de Julien. Il est évident que les grandes lignes du système chaldéen ait été préservé jusqu'à nous grâce au néoplatonicien byzantin Psellus se reflétant dans son exégèse chaldéenne.
Selon la proximité existante entre les Oracles et les transmetteurs chaldéens, ces oracles sont mentionnés par les néoplatoniciens comme venant non seulement «  d'un des Dieux » mais des « Chaldéens », des « théurgistes » et « un des théurgistes », ainsi de suite. D'aussi loin que les néoplatoniciens furent concernés, la tâche théologique et philosophique impérieuse était de créer une harmonie entre les différentes autorités qui incluaient Platon, Pythagore, certains écrits orphiques et bien sûr les Oracles eux-mêmes. En conséquence, ils avaient concilié le simple schéma moyen-platonicien des traditions chaldéennes avec leur propre ontologie néoplatonicienne hautement sophistiquée. Pour arriver à leurs fins, ils furent forcés d'établir une distinction claire entre les Oracles Chaldéens, dans lesquels les Dieux eux-mêmes parlèrent à travers les Chaldéens, et les autres écrits chaldéens exégétiques qu'ils n'acceptèrent pas comme étant inspirés par les Dieux. Cela explique la contradiction apparente trouvée, par exemple, dans Proclus quand il statut que son credo, tiré de Julien le Théurgiste , est qu' « il est illégal de ne pas croire ». Toutefois Proclus n'hésite pas à exprimer son désaccord quand les explications de Julien ne vont pas le sens de son propre système.

Maintenant la pertinence du propos en ce qui concerne la récolte de matériaux sur tous les aspects de la la tradition chaldéenne est que notre tâche première est que rassembler TOUS les matériaux pertinents, et pas seulement les citations des Oracles Chaldéens. Cela fait sens pour les néoplatoniciens de conserver une séparation entre les deux groupes de matériaux ( les Oracles et les écrits relatif aux chaldéens). Cependant nous avons besoin de placer les Oracles dans leur contexte original et, autant que faire se peut, sous la forme connue par les néoplatoniciens. Cet environnement pourra être compris quand tous les matériaux chaldéens signifiants seront assemblés. Maintenant que ces considérations sont posées soit les Juliani chaldéens furent responsables de l'actuelle production des Oracles, soit ils ont juste assemblés les matériaux.
Dans les deux cas, ils auront arrangé et sélectionné les matériaux pour répondre à leur propre perspective philosophique. Tout cela nous amène à la conclusion que nous ne suivrons pas les néoplatoniciens en leur donnant du poids sur l'enseignement des fragments chaldéens simplement parce qu'ils apparaissent dans les Oracles Chaldéens. Bien que, évidemment, lorsque nous voudrons explorer l'usage fait de ces enseignements par les néoplatoniciens, une distinction entre les types de matériaux sera cruciale.

Avec cette idée à l'esprit nous verrons les collections courantes des Oracles Chaldéennes. Les érudits modernes débutent avec les bases et la collection de Wilhelm Kroll. La contribution majeure suivante est Les Oracles Chaldéens et la Théurgie de Hans Lewy qui sortirent en 1956. Ensuite la première collection systématique des Oracles par Édouard des Places les séries de Budé. Cette dernière a été suivie dernièrement par Ruth Majercik, qui nous a donné une collection de des Places avec une traduction minutieuse en anglais accompagnée de quelques ajouts et d'une introduction et de commentaires indépendants.
Tous ces travaux ont contribué substantiellement à notre compréhension de la matière chaldéenne, et sans ces bases essentielles offertes par Kroll et Lewy, aucune recherche dans ce domaine n'aurait été possible. Le présent essai est présenté comme un supplément à ces travaux, en supposant que tout ceux qui s'intéressent aux matériaux auront au moins Lewy et des Places en main. Tout du moins, il y a des sérieux problèmes méthodologiques avec ces travaux qui ne sont pas reconnus généralement, et cela devient particulièrement évident avec les collections de des Places et Majercik. Hormis le manque d'un nombre substantiel de fragments des Oracles dans les collections de Kroll et Lewy, ni des Places ni Majercik ne semblent conscients du problème méthodologique posé par les Oracles et les matériaux qui y sont relatifs. Je trouve l'attitude de des Places particulièrement confuse. Il inclut une section « vocabulaire chaldaïque » (frr 187-210) et de nombreux fragments ne proviennent pas de citations intégrales des Oracles. Cela semble indiquer qu'il considérait que son travail était la collecte de toutes terminologies chaldéennes préservées, qui est un besoin fondamental comme nous l'avons plaidé. L'appendice de des Places sur les écrits de Psellus et sur les doctrines chaldéennes semblent pointer dans la même direction. Mais je suis incapable de découvrir une méthode gérant l'inclusion ou l'exclusion de ces termes dans les écrits de cette collection sur les Oracles. Par exemple, il n'y pas de justification rationnelle pour l'inclusion de « chaîne » (fr 203) du paragraphe 28 de l'Hypotyposis de Psellus en excluant toute la terminologie restante de cette partie qui est pourtant spécifiquement attribuée à une source chaldéenne. Une regard sur cette section servirait à clarifier ce point. Fonctionnant de la façon suivante «  le sommet de chaque « chaîne » est nommé la « source », celle devant les « sources », celles dont viennent ensuite les « canaux » et celles qui sont après les « courants » . » (paragraphe 28, Hypotyposis).

Cela ne constitue pas l'unique énigme. Il y a de nombreux exemples où des Places a pris des expressions en citation dans ses traductions françaises des Commentaires Anciens, indiquant (de façon présumé) qu'il considérait ces termes comme étant de la terminologie chaldéenne, bien qu'ils ne soient pas inclus dans sa collection de fragments. Un exemple en ce sens est le terme «  ceint(e) par les spirales des serpents » (speirodrakontozônos) de la Lettre 17 de Michael Italicus (dP p.216, 12-13). C'est une autre évidence d'une sélection manifestement arbitraire d'un terme parmi tant d'autres également reconnus comme chaldéen (…). Cela se répète de nombreuses fois dans les Commentaires Anciens de des Places dans lesquelles en vérité, très peu de terminologie explicitement chaldéenne est récoltée.
En tout équité, il doit être dit que des Places n'est pas l'unique commentateur des Oracles à avoir procédé à d'effarantes sélections arbitraires tant dans l'inclusion que l'exclusion. Kroll et Lewy identifient tous deux le terme «  Feu sacré » (hieros pur), issu de la lettre de Michael Italicus, comme étant chaldéen , mais ils n'incluent pas le terme « primordiale «  (prôtistos – dP 214,6) pourtant de la même source. Encore qu'il ne semble pas avoir ici de rationalité à propos de l'inclusion d'un terme et l'exclusion d'un autre sachant que le texte attribue à chacun des termes d'être chaldéens.
Ce ne sont pas les seules questions méritant d'être posées sur les collections des matériaux chaldéens. L'autre problème non abordé dans aucune des collections est l'importance des textes « chaldéens » et des commentaires sur les Oracles Chaldéens de Pic de la Mirandole. Des citations apparaissent dans ses Conclusions entre autres. A ce propos, Pic de la Mirandole écrivait à son ami Marsilio Ficino en 1486 : «  Je fus forcé d'en retirer d'autres choses et d'explorer les enseignements arabiques et chaldéens de certains ouvrages dans ces deux langues qui vinrent jusque dans mes mains, pas accidentellement, mais sans doute par une disposition de Dieu en faveur de mes études. Prenez connaissance de ses inscriptions pour le croire ensuite. Les livres chaldaïques ( si ce sont bien des livres et non plutôt des trésors) sont les ORACLES d' Esra, Zoroastre et Melchior, Magi, qui sont absolument défectueux en grec, sont parfaitement lisibles et complets. C'est également une exposition par les Sages Chaldéens de ces Oracles, courts et complexes, plein de mystères. C'est aussi un livre des doctrines des théologies chaldéennes, et un discours divin et abondant des perses, des grecs et des chaldéens à ce sujet. ». Cette lettre soulève de nombreuses questions. La première avant toute est : Pic de la Mirandole dit-il la vérité ?
Cela semble possible car après la mort de Pic de la Mirandole, Ficino trouva ses travaux qui étaient illisibles ( probablement pour Ficino). De plus, dans les Cinquante Conclusions selon Zoroastre et ses démonstrateurs chaldéens - conclusion n°5 - se trouve une traduction des Oracles Chaldéen fr. 162 où Pic de la Mirandole, suivant apparemment l'avis d'un dénommé Osia le Chaldéen, y voit une référence au péché originel. Ce paraît être une interprétation de Pic de la Mirandole qui est indépendante de la source des oracles ( dans notre ressource augmentée de matériaux ) dans Psellus, où la référence n'est pas celle au péché original mais à la punition eschatologique . Les autres questions importantes comprennent le problème, si un lien existe entre ces textes « chaldéens » et les Païens d'Harrân, comptant certainement un des derniers néoplatoniciens, Simplicius. Il ne semble pas que ces Oracles d'Esra, Zoroastre et Melchior, Magi peuvent avoir été une bonne version araméenne des Oracles Chaldéens car, indépendamment de tout autre chose, ils sont attribués dans le temps aux trois mages visitant Jésus à sa naissance dont les noms sont généralement Gaspard, Melchior et Balthazar. Est-ce une preuve de ré-attribution due à l'influence chrétienne ? Ou serait-ce une tentative païenne harranienne en manipulant la tradition chrétienne par le remplacement des enseignements des Sages de l'Est dont les doctrines sont antérieures aux Gospels ? C'est un domaine appartenant à ceux qui ont besoin de bien plus de recherches.
C'est un autre important point de méthodologie qui sera soulevé ici. Ce sont, partout où les problèmes d'interprétations déjà soulignés, les érudits modernes qui ont prôné le rejet de l'enseignement étranger, ou même des Oracles Chaldéens, explicitement mentionnés par nos sources comme chaldéen. Certainement, à mon sens, cela est dû au désire d'accommoder les matériaux aux préjugés dominants créant ainsi une méthodologie confuse.
Pour aller contre cette tendance, nous suivrons les considérations suivantes. Nous commencerons par rappeler que nos sources ont eu accès à l'intégralité, ou du moins de la plus grande partie, de la collection de matériaux chaldéens dont nous disposons et que l'état fragmentaire de nos connaissances devrait nous rendre méfiant à l'égard des anciens commentaires sur les enseignements chaldéens, dont il est possible qu'ils se réfèrent à des sources qui n'existaient plus.
Deuxièmement, nous avons peut-être besoin de clarifier nos idées sur l'usage néoplatonicien de leurs autorités. Existent-ils des exemples convaincants de néoplatoniciens imputant une terminologie aux chaldéens qui ne fut pas la leur, si distincte des concepts chaldéens afin d'y accorder leur propre ontologie et de donner des équivalences trompeuse. Le dernier processus est bien sûr la nécessité d'harmoniser les différentes autorités – pour exemple Platon, Aristote, Oprhée et les autres – que les néoplatoniciens avaient eux-même considérés. Mais l'ancien processus évoque un cynisme envers leurs sources qui serait, je pense, dur à justifier. Généralement, ils ne sont pas accusés d'imputer à Aristote ou Platon des matériaux étrangers ; et si ça n'est pas le cas, nous pourrons l'observer pourquoi par la suite dans les Oracles. Je plaiderai que l'accusation s'est dressée car il y a un manque de clarté à propos de la distinction à faire entre attribuer une interprétation à une source et , attribuer une source matérielle. Étant donné que, au sujet de la matière chaldéenne, les néoplatoniciens ont souvent été accusés du premier , ils l'ont aussi été du deuxième. Mais peut-être que la situation aurait une perspective plus équitable si nous comparons l'usage néoplatonicien par leur autorités spirituelles et philosophiques à l'usage chrétien des Écritures. Dans les deux cas, nous pouvons raisonnablement faire observer que le processus d'interprétation, et les engagements théologiques et philosophiques variés des commentateurs, requérait que le matériel étudié inspira des interprétations pouvant différer de celle de son contexte original. Mais cette licence n'entraîna pas l'attribution aux Écritures de déclarations qui n'y furent pas.

Fragments de la tradition chaldéenne sur Hécate.
Artiste : Jane Estelle Tromblay
Artiste : Jane Estelle Tromblay

En accord avec ce qui précède sur la méthodologie, j'ai tenté ici de réunir tout les matériaux chaldéen sur Hécate, sans me limiter à ceux trouvés dans les collections des Oracles Chaldéens de des Places(dP) et Majercik (M). J'ai ordonné mes fragments selon la numérotation romaine pour les distinguer des collections de dP et M, dont les nombres apparaissent entre parenthèses (…). J'ai fourni en notes de pied-de-page les textes grecs des fragments du matériel chaldéen absent des collections de dP et M, si ils ne sont pas disponibles chez Kroll, Levy ou encore dans les Commentaires Anciens de dP. J'ai indexé toute la terminologie de ces fragments qui m'ont semblé être directement en prise avec les sources chaldéennes. Elle sont en police italique et grasse dans la traduction anglaise, et les principaux termes grecs sont recensés dans l'Index avec leurs équivalents anglais. La terminologie des fragments des Oracles Chaldéens incluse dans les collections de dP et M n'est pas présente dans l'Index, mais elle est accessible par le biais des index d'autres travaux. Je pense que ce soit trop de difficile, car mon intention tout au long de ce travail, comme il a été remarqué précédemment, est que cet essai vienne en complément des travaux de Kroll, Lewy, des Places et Majercik, et que ceux qui liront cette étude auront ces travaux en main.

vendredi 26 juin 2015

Lughnasadh d'Awakening Avalon

Traduction et adaptation de Serpentine

Artiste : Edmond Dulac
 Solaire - Premier Août, Soleil en Lion. Lunaire – Pleine Lune en Poissons.

Lammas, Fête du Pain, Cerealia, Jour des Jeunes Hommes, Elembius, Première Récolte.

"Récolte, Espoir, Honneur."

 



« Tandis qu'Août arbore sa couronne dorée,
Luxuriants champs dorés – Chargés de promesses ;
L'Eté croît puis décroît, passant doucement
Sa gloire verdoyante s'éteignant dans la débauche automnale. »
Michelle L. Thieme



Lammas

Lughnasadh ( «  lou-nah-sah ») ou Lammas (« Lah-mahs ») est l'entrée dans la saison des récoltes. Le début d'août amène les cultures à maturité et la mise en réserve pour l'hiver commence. C'est le moment d'honorer ce qui est cultivé ainsi que l'espoir de l'abondance durant l'automne.

Déesse et Dieu

Arianrhod : Déesse celte de la Roue d'Argent, Mère de Llew Llaw Gyffes, équivalent gallois de Lugh.

Lugh : Dieu solaire celte des Récoltes. Il est «  le brillant aux nombreuses capacités » et il donne l'exemple de l'honneur par son sacrifice de vie pour les récoltes.

Méditation quotidienne

 
Allez dans la Nature ou dans votre jardin et observez toutes les plantes portant des fruits mûrs pour la
Artiste : Edmond Dulac
récolte. Récoltez quelques fruits ou légumes. Offrez quelque chose en retour à la terre pour cette subsistance. Cela peut être une petite chose, mais qui aura de la valeur pour vous, peut-être une offrande faite de vos propres mains. Par exemple, faites don de nourriture préparée à la maison, d'un fil tressé avec des perles, ou même d'une mèche de votre chevelure. Reconnaissez le pouvoir de l'échange avec le monde naturel. Il est honorable d'offrir en retour de la nourriture à la terre pour toute l'abondance qu'elle a démontrée.


Sagesse de la Terre de Lughnasadh

Lughnasadh est une fête cardinale du Feu qui est le complément d'Imbolc. Lughnasadh, célébré au début du mois d'août, annonce la saison de l'automne. C'est le première festival des récoltes, quand le grain mûr est prêt à être moissonné, séché et engrangé pour l'hiver. Comme avec toutes les Fêtes du Feu, Lughnasadh est un temps pour les grands rassemblements incluant des marchés, des échanges sociaux, des cérémonies et des jeux.

Lughnasadh est nommée d'après le Dieu Lugh, un des principaux Dieux du monde celte. Il est « Le Très Brillant » aux « Nombreux Dons » et il existe une pléthore d'histoires qui lui sont dédié. Lugh incarne la valeur très importante d'honneur dans la culture indigène. Ses qualités de guerrier exemplaire sont sa propre récolte d'intégrité et de maîtrise. Les jeux de Lughnasadh, qui sont dédiés à la figure de la mère, sont une occasion de démontrer sa position et d'être remarqué pour ses accomplissements individuels. C'est également un véritable lieu d'échanges commerciaux. Les foires organisées durant la fête offraient le meilleur des marchandises issues de l'artisanat.

La première récolte est honorée rituellement en réalisant avec les premiers épis de blé ou d'orge des poupées des récoltes qui seront conservées durant l'année jusqu'à un des autres jours sacrés où elles seront jetées dans un feu de joie en tant que symbole du sacrifice du Roi de l'Année pour la terre. Habituellement, brûler les poupées des récoltes aura lieu l'année suivante au solstice d’Été. ( Quelquefois il est dit que cela peut se faire durant les fêtes de Fertilité du printemps, souvent à l'équinoxe de printemps, en guise de symbole du Dieu mourant pour assurer la continuité de la vie des cultures et des personnes.).

Le concept du Roi de l'Année se retrouve dans de nombreuses cultures pré-industrielles. L'énergie solaire masculine à ce moment de l'année commence à décroître. Les jours raccourcissent et l'énergie de croissance se change en énergie de récolte. L'énergie du Dieu retourne à la Terre, avançant vers la Mort. Le principe masculine est une énergie du cycle active, péremptoire et mobile, et à Lughnasadh, nous honorons le Dieu pour sa force de vie qui continue à offrir ses bénédictions pour le bien-être des tribus. Les cérémonies de Lughnasadh honorent et rendent toujours une part des premières récoltes dans l'espoir que l'abondance se manifestera encore dans la saison.

Astrologie et symboles


Lughnasadh se produit lorsque le Soleil est exalté dans le signe du Lion. L'énergie généreuse et souveraine du Lion exprime parfaitement l'esprit des récoltes.
Le feu chaleureux du soleil se manifeste sur terre par la nourriture pour les mois sombres à venir. Le Lion est un signe de Feu et représente l'expression positive de l'ego. Les jeux traditionnels à cet période est une une façon de célébrer notre force et de mettre à l'épreuve nos capacités dans un contexte d'intégrité qui apporte les honneurs.

C'est le moment de faire la démonstration des capacités acquises en dédiant notre travail, peu importe ce qu'il est.

Les symboles de Lughnasadh sont : la Roue, les poupées des récoltes, le pain, toutes les graines, les mains, le lion, les griffons, les centaures, les tournesols et l'outillage de ferme.


Couleurs :
Jaune d'or, vert, orange, rouge, brun clair.

Plantes :
Alfalfa, aloé, soies de maïs, cyclamen, fénugrec, ginseng, bruyère, rose trémière, reine des près, myrtille, tournesol, blé.

Huiles :
de maïs, d'eucalyptus, de carthame.

Pierres et cristaux :
Aventurine, cornaline, citrine, diamant, péridot…

Encens :
f
Fol avoine, ginseng, salsepareille, bruyère, reine des près, résine de pin, origan, bois de santal, agripaume.

Autel :
Poupée de Maïs, épis de maïs, fruits locaux, faux, blé tressé, bol de graines, trophées et médailles, créations personnelles.

Atelier du sabbat : Faire une Poupée des Récoltes.

Les Poupées des Récoltes sont faites traditionnellement durant Lughnasadh à la première récolte de blé ou d'orge. D'une façon, elles sont la personnification de l'esprit des récoltes et un moyen d'honorer le sacrifice que les plantes font de leurs vies pour nous nourrir.


Matériel :


- de longs morceaux de végétaux ( blé, orge, herbes très longues, feuilles de maïs, fleurs à longue tige ). Généralement les poupées font à peu près environ 30 cm mais vous pouvez faire des poupées de toutes tailles.
- Laine, ficelle ou ruban.
- Des morceaux de tissu, ornements, et glu.

1. Trouvez un endroit où vous pourrez récolter assez de végétaux pour faire une poupée à la taille désirée.

2. Après avoir établi une connexion la plante, demandez la permission de prendre la vie à ce que vous couperez. Ayez de la reconnaissance pour ce sacrifice et laissez une offrande de nourriture (faite maison de préférence). Emmenez vos végétaux à la maison et préparez le reste de votre matériel.

3. Roulez quelques feuilles pour former une boule qui sera la tête de la poupée puis pliez des feuilles sur cette boule puis les nouer avec un bout de laine pour créer le cou.

4. Pliez et nouez une autre poignée de tige pour former un morceau droit pour les bras. Placez ce morceau sous la tête et nouez sous cette partie pour la maintenir en place.

5. Séparez la poignée de tiges inférieures en deux et nouez aux extrémités de façon à former les deux jambes de la poupée.Taillez les extrémités.

6. Vous pouvez décorer votre poupée selon votre goût, en l'habillant, avec des fils ou des rubans ou tout ce que vous souhaitez utiliser.

7.Alors que vous réalisez cette poupée, pensez à tout ce que vous avez cultivé dans votre vie. Placez-y la gratitude que vous ressentez pour la nature qui pourvoit à votre vie.

8. Quand la poupée est terminée, placez-la sur votre autel où elle deviendra un symbole de votre dévotion. Gardez la Poupée des Récoltes jusqu'au prochain Solstice d’Été où elle sera brûlée dans un feu cérémoniel.

Si vous le souhaitez, vous pouvez entonner un chant de Lughnasadh lors de cet atelier !

Petits Gestes

- Organiser des jeux, des courses, des événements musicaux, des récitals de poésie avec vos amis.
- Partagez vos récoltes avec les moins fortunés.
- Faites un festin somptueux avec vos amis et/ou votre famille. Gardez les graines de ce repas.
- Visitez un verger ou un vignoble, et réjouissez-vous de la bonté de la Terre.

Chant de Lughnasadh

Ce que tu sèmes te revient, fleur, graine, herbe, fruit et arbre,
De la gratitude pour la récolte, donne pour mieux recevoir.


Lune des Bénédictions, Elemental Magick n° 12, juillet 2013

Auteurs : The Pagan's Path, Pagan Spoonie et Willow Grove Magick.
Traduction et adaptation de Serpentine

Les âges anciens connaissaient la pleine lune de juillet sous le nom de Lune des Bénédictions, car en c'est la période durant laquelle la Terre-Mère commence à nous offrir ses richesses. La monarde et le phlox du jardin se couvrent de fleurs au parfum céleste. Les tomates grossissent et le maïs pointe. Durant le jour, le colibri va de fleur en fleur, durant la nuit le mystérieux sphinx hante les abords du jardin en sirotant les nectars. La nuit, sur les les champs mûrs, la Lune des Bénédictions de juillet se lève. Elle brille comme un disque de cuivre, scintillant avec chaleur comme aucune autre lune.

Champs de blé sous un ciel orageux, Van Gogh.

La Pleine Lune de juillet a de différents noms dont la Lune des Bénédictions, Maedmonat ( Lune des Prairies), Lune des Plantes, Lune du Moût, Lune du Tonnerre, Lune de la Foudre, Lune des Mâles, Lune de Framboise, Lune de la Revendication, Lune de Sang ( à cause des moustiques), Hewimanoth ( Lune des Foins) et Lune des Jachères.

Juillet offre une lune très masculine et c'est donc une bonne période pour travailler sur les aspects physiques de votre vie. Tout ce qui est physique, corps et matériel, qui aurait besoin d'une attention physique, comme faire des réparations relatives à la maison. Le nom de Lune des Mâles provient des cerfs dont les bois grandissent durant ce mois. Les noms de Lune de Tonnerre et de Lune de Foudre proviendraient du fait que les tempêtes sont habituellement plus fréquentes durant cette période de l'été.

Parce que cette lune se trouve en capricorne, c'est un excellent moment pour travailler sur l'auto-discipline, l'endurance, l'avancement professionnel et l'accomplissement de buts et d'ambitions personnels. Œuvrez magiquement pour une promotion, de l'auto-discipline, l'accomplissement (spécialement dans le domaine professionnel), développer une structure, et acquérir des financements, débuter un programme de diète et/ou de fitness ou tout ce qui requiert un travail ardu et de la discipline ou encore ce qui semble hors d'atteinte.
C'est aussi un esbat où les travaux magiques sont adaptés pour faire un inventaire des bonnes choses que vous avez dans votre vie, pour travailler avec les rêves et la divination, pour se promener et méditer dans les champs (d'où le nom de Lune des Prairies), et propice à la magie du Temps (météo) for invoquer des tempêtes (d'où les noms de Lune du Tonnerre et Lune de Foudre). Car beaucoup de lieux souffrent de sécheresses sévères et de grosses chaleurs, ainsi faire venir magiquement des tempêtes est une bonne chose !

Route avec un cyprès en Provence, Van Gogh
" Respirons profondément.
Ce n'est pas seulement de l'air...
C'est la douce lumière d'argent lunaire...
Et respirons profondément...
Ce cercle devient le Lieu
De notre hommage à la Dame.
Nous, enfants de la Lune,
Naissant de la lumière.
Des puissants rayons de Lune
Vision de Son visage
De nous-même dans ce sillage.
Ce que nous appelons dans notre cœur
Fait force écho ailleurs
Par delà les étoiles
Sans l'ombre d'un doute
Elle nous écoute."
 





Correspondances :

Plantes: armoise, hysope, baume du citron, chèvrefeuille et aigremoine.
Couleurs: vert, gris, bleu-gris
Élément: eau
Fleurs: lotus, lys d'eau, jasmin
Parfum : iris, oliban
Pierres: opale, agate blanche, perles, pierres de lune
Arbres: frêne et chêne
Esprits de la Nature: lutins et fées des champs
Animaux: crabe, tortue, dauphin, baleine
Oiseaux: étourneau ibis
Déesses: Vénus, Cerridwen, Isis, Junon, Athéna, Nephtys, Hel, Holda
Dieux: Osiris, Lugh, Khepera
Flux énergétique: relaxation, préparation, succession. Travail des rêves, divination, méditations axées sur les buts et plans, spirituels en particulier.


mardi 16 juin 2015

Eau Sorcière de Cheryl Wynterkallista Waldron, Dolmen Grove n°7.

Artiste: Ida Rentoul
Traduction et adaptation de Serpentine

L'Eau Sorcière peut être utilisée pour nombreux motifs comprenant : le nettoyage et la purification des outils et du matériel, le nettoyage d'un espace, le nettoyage et la bénédiction d'un autel, des sorts de guérison, des sorts de bannissement et soulager les maux de tête et les tensions.

L'Eau Sorcière est très simple à faire, vous verrez.

De l'eau de source, du sel, du romarin, du thym, de la verveine, une bouteille en verre ( de préférence teinté brun ou bleu) et 5 % de vodka ou d'huile comme celle de jojoba.

Mettez les herbes, le sel et l'eau de source dans la bouteille et mettez-la de coté durant sept jours. Secouez la bouteille une fois par jour, puis filtrez pour l'embouteiller avec soit l'huile soit la vodka à raison de 5 %.

Les effets peuvent être renforcés si chaque nuit, vous placez vos mains ou votre baguette sur la bouteille et que vous chantez. Les chants peuvent être efficaces pour l'usage prévu de l'Eau Sorcière.

jeudi 4 juin 2015

Place nette !

Un des derniers textes que j'ai traduit traite du solstice d’Été.
Il posait la question : qu'est-ce qui est essentiel ? qu'est-il possible de laisser partir ?

Dans cette optique, j'ai fait un peu de ménage sur le blog. Les thèmes proposés ci-dessus commençant à devenir bien bien trop nombreux.
Le corps est déjà accablé par la chaleur, inutile de charger là où cela peut être plus simple.

Plus de clarté ! Il faut faire de la place car nous danserons bientôt.

Serpentine

mercredi 3 juin 2015

Solstice d' Eté d' Awakening Avalon


Artiste: Jim Fitzpatrick
Traduction et adaptation de Serpentine

Soleil en Cancer

Litha, Midsummer, Vestalia, Albe Helfin, Whitsuntide, Gwyl Canol Haf

« Lumière, Luminosité, Lâcher-Prise »

« Tout ce qui est rêvé cette la nuit, se réalisera », William Shakespeare.





Litha

Litha est un terme nordique signifiant «  le jour le plus long ». Il s'agit du zénith de partie solaire de l'année. Traditionnellement considéré comme le milieu de l'été (midsummer) dans les pays du nord.
(De nos jours, nous avons associé le solstice d'été au premier jour de la saison estival.).
C'est une période de grands festivités, d'activités qui célèbre la bonté de la vie.


Déesse et Dieu :

Grainne : Déesse solaire irlandaise de l'Amour et de la Nourriture. Figure légendaire du folklore et et de l'histoire en Irlande à la fois comme une reine-pirate et une amante romantique. Elle est la pleine expression de l'énergie féminine solaire.

Dagda : Dieu-Père celtique de la plénitude et de la protection, chef des Tuatha de Danaan, maître de la magie.

Méditation quotidienne :

Trouvez un bel endroit ensoleillé, à l'extérieur. Sentez votre peau devenir réceptive, ne plus être une frontière protectrice, sentez l'énergie dorée du Soleil vous imprégner complètement. Imaginez que vous être une plante, capable de se nourrir du Soleil, transformant cette lumière en énergie que votre corps pourra utiliser pour vivre. Sentez la chaleur et le soutien que vous offre depuis toujours cette étoile au cœur de notre système solaire. Restez assis(e) aussi longtemps que vous le souhaitez. A la fin, prenez conscience de votre dépendance vis-à-vis de cette vivifiante source de lumière. Sans le Soleil, la vie sur la Terre ne serait pas.

La Sagesse de la Terre du Solstice d’Été

Le Soleil règne en maître à Midsummer. La lumière domine nos vies à ce moment de l'année, illuminant tout ce qui est en vie et que nous aimons. Le Solstice d’Été est la période où il est possible de voir réellement notre monde...toutes les magnifiques façons dont la Nature s'offre et exprime sauvagement le besoin de diversité. La Roue de l'Année est partagée en deux parts, ombre et lumière et les Solstices sont les manifestations extrêmes de la polarité. Le Solstice d’Été correspond au midi du cadran, à l'âge adulte dans le cycle de vie, à une vie pleinement vécue pour nous.

Le Solstice d’Été est une célébration de l'énergie masculine de paternité. Le masculin nous offre les bénédictions de son éclatante présence. Le dieu solaire est la source de la conscience, de la conscience de soi et de l'individuation. Les pères apportent l'équilibre par de saines assertions, la connaissance de soi et les limites à poser dans nos vies.
Sans le dieu, nous n'aurions par la diversité et l'illumination. Le Seigneur de la Chasse, le Puissant Cerf des Vallons nous aide à canaliser et intégrer notre sauvagerie intérieure avec du courage et des ressources. Nous trouvons notre chemin à travers les brumes avec son aide et sa vision. Il est celui qui nous oriente vers la vérité intérieure et nous encourage à poursuivre avec intégrité, à prendre des mesures pour nous-même et nos valeurs. Nous pouvons relier les mondes intérieur et extérieur avec son soutien.

Une des légendes favorites du monde celtique est le conte du Roi Chêne et du Roi Houx. Le Roi Chêne règne sur la partie lumineuse de l'année, le Roi Houx, sur la partie sombre. Ils se battent aux Solstices. Le Roi Chêne gagne au Solstice d'Hiver puis gouverne durant les six mois de lumière croissante jusqu'au Solstice d’Été. Ensuite, le Roi Houx gagne la bataille du Solstice d’Été et règne durant les six mois où l'obscurité gagne en pouvoir.
Ce conte incarne le paradoxe que les Solstices marquent le rythme de la Nature. Dans ce monde de dualité, la paix peut être vécue et connue à travers la pleine expression des opposés. Les polarités travaillent ensemble pour faire grandir nos âmes par la pleine expression de nos côtés sombres et lumineux. L'ombre et la lumière n'existent pas l'un sans l'autre, mais plutôt en harmonie l'un avec l'autre.

Dans l'esprit du paradoxe, le Solstice d’Été est une fête du feu qui célèbre tout ce que nous avons dans nos vies, et avec ce sentiment de plénitude, un besoin de lâcher-prise se fait sentir. En arrivant à l'âge adulte dans nos vies, nous prenons conscience de la mortalité. Nos vies, à cet instant, se dirigent alors vers la mort. C'est cette perspective qui nous invite à revoir ce qui nous tient à cœur, ce que nous pouvons offrir, ce que nous voulons et ce dont nous n'avons plus besoin. Un des rituels traditionnels du Solstice d’Été est d'allumer de brillants feus de joie et de brûler tout ce qui ne nous sert plus afin de faire de la place pour la future récolte. Dans quelques cultures, une effigie fabriquée au Solstice d'Hiver représentant la naissance du fils/soleil est brûlée. Quand un des buts est atteint, la transformation est immanente.

Puisse l'énergie du Soleil illuminer tout ce qui vous est cher et apporte la clarté sur la meilleure façon,pour vous, de les soutenir. Puissiez vous recevoir la clairvoyance requise pour lâcher prise sur ce qui a été accompli et que vous puissiez être réceptif/ve aux bénédictions des récoltes à venir.

Astrologie et Symboles :

Le Solstice d’Été se produit lorsque que le Soleil entre dans le signe du Cancer. Il y a un merveilleux paradoxe dans cette connexion. L'énergie masculine solaire est célébré lors de cette apogée au moment où le Soleil entre dans le signe de la Mère. Le Cancer est régi par la Lune et relié à tout ce qui est relatif à la maternité. Les grandes polarités sont ce qui fait tourner la Roue de la Vie et nous nourrit. Le glyphe du Cancer représente la poitrine de la mère avec laquelle se nourrissent tous les bébés.

Les symboles du Solstice d’Été comprennent : le cercle, la salamandre, le lion, le coq, le midi, le dragon, le cheval, le paon, le cœur, les fées et les rêves.

Couleurs :
Or, orange, rouge, vert, jaune.

Herbes et huiles :
Millepertuis, camomille, marguerite, chèvrefeuille, citron, souci, armoise, chêne, orchidée, tournesol, achillée, verveine.
Huiles d'héliotrope, de lavande, de citron, de menthe, d'orange et de santal.

Pierres :
Agates, cornaline, œil de chat, citrine, diamant, émeraude, lapis lazuli, perle, rubis, œil de tigre, topaze.

Aliments :
Fromage, bière, courges, hydromel, vin, lait, salade, fleurs comestibles.

Encens :
Verveine, écorce de chêne, millepertuis, armoise, bois de santal, jasmin, rose, thym, écorces d'orange, fleurs de digitale.

Sur l'autel :
Feuilles de chêne, coquillages, fruits et légumes d'été, œil de soleil, objets ronds, miroir.

Atelier du sabbat : Faire un « ojo de Sol »

Artiste : Jim Fitzpatrick

Il s'agit d'une interprétation du traditionnel « ojo de Dios » des Indiens du nord-ouest du Mexique. L’Oeil de Soleil est un symbole de pouvoir et d'illumination pour percer le mystère de la moitié sombre de l'année.

Matériel :

- 4 bâtons de votre arbre favori, s'il-vous-plaît utilisez des branches tombées, ne coupez pas l'arbre. ( notez que dans le lien, les photos montrent un modèle à 2 bâtons. Suivez les instructions en ajoutant 2 bâtons de plus pour obtenir un œil rond comme un soleil.)
- De la laine rouge et jaune.

1. Téléchargez les instructions sur le lien suivant :Faire un Ojo de Dios

( Des exemples originaux ici )

2. Alors que vous placez la laine sur les bâtons, pensez à toute la clarté de vision que vous avez gagnée depuis le Solstice d'Hiver. Au pinacle de la luminosité, pensez à tout ce que vous souhaitez abandonner derrière vous lors de la descente dans le mystère de la partie sombre de l'année.

3. Imprégnez votre Oeil de Soleil avec vos révélations personnelles et vos intentions les plus hautes. Faites le choix d'emporter avec vous seulement ce dont votre cœur a besoin pour le prochain cycle.

Si vous le souhaitez, vous pouvez chanter un air de Solstice d’Été pendant votre activité.

Réalisation et photo de Serpentine


Petits gestes :

Laissez un bol de lait sur votre pas de porte pour vous assurer la bienveillance des esprits.

Buvez le Soleil – allongé(e)quelque part sous le soleil, ayez de la gratitude pour la chaleur, l'amour et la nourriture.

Placez une branche de millepertuis sous votre oreiller la veille du solstice et demandez à rêver de votre amoureux/se.

Prenez le temps d'assister au lever et au coucher du soleil.

Chant du Solstice d’Été

Esprit du Soleil, brille intensément, Déesse berce nous dans la nuit
Vivante, palpitante, flamme claire, du cœur des profondeurs tu t'élèves.

mardi 2 juin 2015

The Goddess Hekate de Stephen Ronan - Partie 7 - Les Hordes d'Hécate 2 de E Rohde

Traduction et adaptation de Serpentine
Artiste: Warwick Goble

Section II
Les Hôtes d'Hécate

Les Hôtes d'Hécate causent la peur et la maladie durant la nuit : «  eit enypnon phantasma phobé khthonias th' Ekates komon édéxo. » (…). Ils forment le « nuktiphantoi propoloi Enodias » (…) ( ces « propoloi ras theon » sont probablement une référence à la défixion CIG. 5773.). Ils ne sont rien de moins que les âmes sans repos des défunts errant à la suite d'Hécate.

Les terreurs nocturnes sont produites par «  Ekates épibolai kai epôon ephodoi » (…). Jusqu'à Orphée qui nomme Hécate « psykais nékuon  méta Bakkhienonsan », les âmes errant ainsi avec Hécate sont en partie celles de l' « aoroi », donc des êtres morts avant le terme imparti par la destinée, «  prin moiran exékein Bion », (…).
Thanatos ayant agit injustement envers ces derniers, « en rakhyréti Bion payon neoêlikas  axmas », (...). La période de l'existence consciente impartie sur terre n'étant pas complète, ils doivent la finaliser sous la forme d'âme désincarnée : « aiunt immatura morte praeventas (animas) eo usque vagari istic, donec reliquatio compleatur aetatum quas tum pervixissent si non intempestive obiissent » (…) (ils hantent le lieu de leur inhumation : « éroes atykheîs, oî én tô deîni tôpo synékhesthe », papyrus magique CIG. 5858b.).
Pour cette raison, il est souvent mentionnée sur les pierres tombales ( et ailleurs : Euripide, Alcmène.) que la personne gisant là est morte « aoroz », (…), « ateknoz aoroz » (…).
Gello elle-même est « parthénos aôroz étéleytêsé » devient ensuite « phantasma », tuant les enfants et causant « toys ton aoron thanatoys », (…).

Les âmes de l' « aoroi » ne pouvant reposer errent donc continuellement (…). Elles (« anémon eidolon ekhontez » (…).) sont les créatures accompagnatrices d'Hécate dans ses errances nocturnes.
L'hymne à Hécate s'adresse à elle ainsi : « deyr Ekaté trioditi, pyripnoen phasmar ekhoysa, é r' elakhes deinaz mén odouz ( deinas t' ephodoyz?) khalepas t' epipompas, tên Ekaten se kalo syn apophthiménoisin aopois kei tines mrôon thanon agnaioi té ((…) la position du « té »est un usage hellenistique habituel apparaissant fréquemment dans les oracles sybillins) kat' exokhén. ».

Dans cet hymne, elles sont invoquées avec Hécate dans le but de pratiques magiques impures, si bien que l' « aoroz » est parfois expressement invoqué dans les tablettes de defixion placées dans les sépultures ( spécialement celles d' « aôrôi » : voir les instructions données dans le P. Mag. Par 332 ff, 2215, 2220 f. (...)) : Légô tô aôrô tô k(ata toyton ton topon etc) : defixion romaine, I. Sic. et It. 1047 éxorkizô sé, nékyfaimon aôré, tablette de pomb de Carth., BCH. 1888 (…) ; voir aussi P. Mag. Par. 342 f. ; 1390 ff. ; « paradoté » (la victime) aôroiz », tablette de plomb d'Alexandrie, Rh. Mus. 9, 37, l.22 ; une tablette de plomb de Phrygie (BCH. 1893, p. 251) a : « graphô pantaz tonz émoi antia poioyntas meta tôv aôrôn Epagathon Sabinan, etc. » . Dans les malédictions des Epigrammata Grammatica (…) les « Ekatéz melainêz daimonez » alternent avec les « aôroi symphorai »  (…).

Tout ce qui a été dit que les « aôroi » s'applique aux « Biothanatoi » (ou Biaioi, terme trouvé dans les papyri magiques : « Biothanaton pneyma », P. Mag. Par. 1950) qui sont un genre spécifique d' « aôroi » qui ne trouve pas le repos (…). Un « Biaiothanatoz », qui est donc privé de sa vie, a formulé une demande spéciale pour une admission aux Enfers (…). De telles âmes deviennent « alastorez », des esprits errants (…).

Enfin les âmes des personnes sans sépulture ni cérémonie sont condamnées à errer ( cf Eur., Hec. 31-50) (…). L' «ataphos » est détenu par l' « énthadé » (…) et erre sur la terre : « alainei » (…). Jusqu'à ce que les âmes de ces « ataphoi » soient sommées d'apparaître et de répondre à un sorcier (…).
L'art de la « mantis » et de la « kathartêz » ( et de l' « apomaktria grayz, Plut. , Superst. 3, p.166 A) est sencé tenir à l'écart les terreurs nocturnes. C'est une purification précisément parce qu'elle éloigne les êtres impurs. C'est également un type de « katharsion » qui est employé quand l' « apomagdaliai » ( en fait les chiens : Ath. 409 D) sont mis dehors « en tois amphodoiz ginomenoiz nyktérinoiz phoboiz » ( Harmodio de Leprea ap. Ath. 149 C), donc pour Hécate sa suite qui apparaissent aussi sous l'aspect d'une meute de chiens.