lundi 29 juin 2015

The Goddess Hekate de Stephen Ronan - Partie 8 - Sous-partie A - L'Hécate Chaldéenne de S. Ronan

Traduction et adaptation de Serpentine

Note introductive

Le présent essai a débuté il y a trois ans avec le but simple, tel que je l'avais conçu au départ, de collecter tous les fragments issues des collections standards des Oracles Chaldéens de des Places et Majercik traitant d'Hécate, puis de les rapprocher avec quelques notes.
Il m'est apparu par la suite qu'une telle approche ne serait pas suffisante car les collections standards ne présentaient qu'une partie des matériaux significatifs, et cela laissait deviner une certaine confusion sur ce qui était ou n'était pas significatif. Ce ne fut pas tout. Car avec les matériaux collectés et examinés, il devint de plus en plus clair que l'Hécate Chaldéenne et sa contrepartie gréco-romaine n'étaient pas aussi proches que cela avait été présumé auparavant. Il devint cependant impératif d'explorer , plus en profondeur que cela n'avait été envisagé, tout ce qui touche aux origines de la Déesse Chaldéenne.
Le résultat fut que cet essai demanda plus de temps encore, et je finis dans une position inconfortable ayant entre les mains avec un peu plus que l'esquisse faite de fragments que j'avais imaginée, et avec un peu moins qu'un investigation à grande échelle ne rendant pas vraiment justice au sujet. Personne n'est plus conscient que l'auteur lui-même des insuffisances mais la situation est atténuée par le fait que , inconnu pour moi jusqu'à ce que mon travail soit bien avancé, qu'un autre livre sur L'Hécate Chaldéenne de S.I. Johnston devienne disponible. Cette question est traitée (dans la mesure où il intervient sur le sujet de la présente étude) dans un prostscript, page 134-6 aussi bien que dans les notes en pied de page. L'avantage de l’œuvre de Johnston, de mon point de vue actuel, est qu'elle recouvre indépendamment tout l'environnement de l'Hécate Chaldéenne dont certains domaines qui ne sont pas examinés en profondeur ici.

Gutenberg.org
Source : Gutenberg.org

A cause des confusions méthodologiques autour des traditions chaldéennes, j'ai eu à plaider sur mon cas sur les diverses avancées de mes précédentes interprétations de l'Hécate Chaldéenne.Je ne me voile pas la face sur le fait que les nombreux passages de textes argumentés qui suivent seront une lecture agréable sauf pour quelques âmes perverses qui, comme le présent auteur, auront le goût pour de telles convolutions. D'autres souhaiteraient regarder la table des matières de la Déesse Chaldéennes en page 131-2, se référer aux fragments en page 93 et plongeant dans le reste selon l'intérêt.
J'aimerai suivre toutes discussions suscitées par cet essai. Peut-être que les érudits souhaiteront envoyer une copie de leurs commentaires à mon éditeur.

Les Oracles Chaldéens

Les Oracles Chaldéens sont une collection d'oracles rituels païens qui commencèrent à circuler durant la seconde moitié du II s après JC. Datant d'un âge riche pour sa production de textes religieux de toutes sortes, il semble que leur caractéristique la plus forte et la plus étrange est une imagerie sombre, obscure qui tout du moins a une qualité irrésistible et numineuse. Ils étaient, sans aucun doute, grâce à leur philosophie compatible, aimés par les néoplatoniciens, dont nous évoquerons leur traitement plus loin.
Les Oracles offraient des instructions en matière de théologie et techniques rituelles, et revendiquaient d'enseigner l'ancienne sagesse de Chaldée et d'Assyrie, mais, comme Philo et les Hermetica, des éléments natifs ont été fortement modifiés par le prisme du moyen-platonisme, et cet avis montre probablement la perspective la plus habituelle de compréhension des Oracles et les traditions chaldéennes rattachées. Philosophiquement, ces traditions sont plus proches de Numenius (milieu du 2nd s. ap. Jc), qui fut le précurseur directe du Néoplatonisme. Théologiquement, ils sont probablement plus proches du Gnosticisme que de l'Hermétisme, et ils sont très radicaux dans leur critique de la religion traditionnelle.
Enseignant que l'humanité adore à tort le Second Père par erreur sur le Premier Père, et que les anciennes et vénérables pratiques religieuses comme la divination par les entrailles et l'astrologie étaient des impostures.
Il est surprenant que cette position religieuse radicale reçoive si peu d'attention dans les discussions modernes sur les doctrines chaldéennes. Mais c'est en partie dû au fait que les néoplatoniciens atténuèrent les contradictions entre les Oracles et des éléments de la religion païenne traditionnelle car il les utilisaient pour étayer leur propre système théologique qui était fait pour harmoniser les enseignements de toutes les « Nations Sacrées » païennes. Comme S.L. Karren l'a souligné, les néoplatoniciens tardifs n'étaient pas seulement des mentors philosophiques, mais également d'importantes figures religieuses et des meneurs dans la communauté païenne. Pour eux, les Oracles étaient des écrits religieux de haute autorité, et il n'y a aucune exagération pour eux en les nommant la « Bible » néoplatonicienne.
Ils jouissaient encore d'un grand statut durant la Renaissance où, faussement attribués à Zoroastre, ils entrèrent dans des groupes de travaux choisis parmi les Hermetica, les Hymnes Orphiques et d'autres textes attribués aux « anciens théologiens » incluant Zoroastre, Hermès, Orphée, Pythagore et d'autres encore dont l'autorité était à peine moindre que celle de Moïse lui-même.
La tradition héritée des néoplatoniciens attribuait l'autorité aux Oracles Chaldéens, et reliée aux écrits chaldéens des deux Juliens, Père et Fils et de leur entourage.
Julien l'Aîné, aurait été natif de la province romaine de Chaldée et semble être arrivé à Rome durant le règne de Trajan ( 98-117 ap. Jc) et son fils fut actif sous celui de Marc- Aurèle (161-180 ap Jc) durant lequel les Oracles Chaldéens furent publiés ou mise en circulation. Il apparaît que ce seraient les Juliani qui inventèrent les termes de « théurgie » et « théurgiste » pour se décrire eux-même ainsi que leurs activités religieuses qui étaient centrées sur un rituel basé sur un mysticisme dont le but était l'élévation de l'âme. Le terme de « théurgie » (littéralement «  travail divin ») est considéré comme une invention pour souligner de façon supérieure une distinction avec la « théologie » ou la théorisation sur les Dieux, aussi bien d'ailleurs avec la « thaumaturgie » ou le travail magique inférieur.
L'image qui émerge, quand nous amenons cette preuve, suggère que Julien l'Aîné utilisait son fils en tant que médium parlant pour les Dieux et répondant aux questions théologiques et rituelles, et c'est ainsi que naquirent les Oracles Chaldéens.

Considérations méthodologiques

D'une façon ou d'une autre, les Juliani sont responsables des Oracles Chaldéens et il n'y a aucun doute que les néoplatoniciens considérèrent les Oracles comme une partie reliée à l'ensemble des matériaux chaldéens. Sur cela, par exemple, nous n'avons pas seulement qu'une déclaration explicite de Marinus sur Proclus qui étudia «  le nombre impressionnant de travaux de Porphyre et Jamblique sur les Oracles et les écrits chaldéens », mais aussi les mentions sur ces « écrits chaldéens » eux-mêmes. Tout comme nous pouvons y attendre, quelques-uns au moins semblent avoir été simplement des commentaires des Oracles, tout comme nous le voyons avec la référence de Proclus au septième livre de Julien. Il est évident que les grandes lignes du système chaldéen ait été préservé jusqu'à nous grâce au néoplatonicien byzantin Psellus se reflétant dans son exégèse chaldéenne.
Selon la proximité existante entre les Oracles et les transmetteurs chaldéens, ces oracles sont mentionnés par les néoplatoniciens comme venant non seulement «  d'un des Dieux » mais des « Chaldéens », des « théurgistes » et « un des théurgistes », ainsi de suite. D'aussi loin que les néoplatoniciens furent concernés, la tâche théologique et philosophique impérieuse était de créer une harmonie entre les différentes autorités qui incluaient Platon, Pythagore, certains écrits orphiques et bien sûr les Oracles eux-mêmes. En conséquence, ils avaient concilié le simple schéma moyen-platonicien des traditions chaldéennes avec leur propre ontologie néoplatonicienne hautement sophistiquée. Pour arriver à leurs fins, ils furent forcés d'établir une distinction claire entre les Oracles Chaldéens, dans lesquels les Dieux eux-mêmes parlèrent à travers les Chaldéens, et les autres écrits chaldéens exégétiques qu'ils n'acceptèrent pas comme étant inspirés par les Dieux. Cela explique la contradiction apparente trouvée, par exemple, dans Proclus quand il statut que son credo, tiré de Julien le Théurgiste , est qu' « il est illégal de ne pas croire ». Toutefois Proclus n'hésite pas à exprimer son désaccord quand les explications de Julien ne vont pas le sens de son propre système.

Maintenant la pertinence du propos en ce qui concerne la récolte de matériaux sur tous les aspects de la la tradition chaldéenne est que notre tâche première est que rassembler TOUS les matériaux pertinents, et pas seulement les citations des Oracles Chaldéens. Cela fait sens pour les néoplatoniciens de conserver une séparation entre les deux groupes de matériaux ( les Oracles et les écrits relatif aux chaldéens). Cependant nous avons besoin de placer les Oracles dans leur contexte original et, autant que faire se peut, sous la forme connue par les néoplatoniciens. Cet environnement pourra être compris quand tous les matériaux chaldéens signifiants seront assemblés. Maintenant que ces considérations sont posées soit les Juliani chaldéens furent responsables de l'actuelle production des Oracles, soit ils ont juste assemblés les matériaux.
Dans les deux cas, ils auront arrangé et sélectionné les matériaux pour répondre à leur propre perspective philosophique. Tout cela nous amène à la conclusion que nous ne suivrons pas les néoplatoniciens en leur donnant du poids sur l'enseignement des fragments chaldéens simplement parce qu'ils apparaissent dans les Oracles Chaldéens. Bien que, évidemment, lorsque nous voudrons explorer l'usage fait de ces enseignements par les néoplatoniciens, une distinction entre les types de matériaux sera cruciale.

Avec cette idée à l'esprit nous verrons les collections courantes des Oracles Chaldéennes. Les érudits modernes débutent avec les bases et la collection de Wilhelm Kroll. La contribution majeure suivante est Les Oracles Chaldéens et la Théurgie de Hans Lewy qui sortirent en 1956. Ensuite la première collection systématique des Oracles par Édouard des Places les séries de Budé. Cette dernière a été suivie dernièrement par Ruth Majercik, qui nous a donné une collection de des Places avec une traduction minutieuse en anglais accompagnée de quelques ajouts et d'une introduction et de commentaires indépendants.
Tous ces travaux ont contribué substantiellement à notre compréhension de la matière chaldéenne, et sans ces bases essentielles offertes par Kroll et Lewy, aucune recherche dans ce domaine n'aurait été possible. Le présent essai est présenté comme un supplément à ces travaux, en supposant que tout ceux qui s'intéressent aux matériaux auront au moins Lewy et des Places en main. Tout du moins, il y a des sérieux problèmes méthodologiques avec ces travaux qui ne sont pas reconnus généralement, et cela devient particulièrement évident avec les collections de des Places et Majercik. Hormis le manque d'un nombre substantiel de fragments des Oracles dans les collections de Kroll et Lewy, ni des Places ni Majercik ne semblent conscients du problème méthodologique posé par les Oracles et les matériaux qui y sont relatifs. Je trouve l'attitude de des Places particulièrement confuse. Il inclut une section « vocabulaire chaldaïque » (frr 187-210) et de nombreux fragments ne proviennent pas de citations intégrales des Oracles. Cela semble indiquer qu'il considérait que son travail était la collecte de toutes terminologies chaldéennes préservées, qui est un besoin fondamental comme nous l'avons plaidé. L'appendice de des Places sur les écrits de Psellus et sur les doctrines chaldéennes semblent pointer dans la même direction. Mais je suis incapable de découvrir une méthode gérant l'inclusion ou l'exclusion de ces termes dans les écrits de cette collection sur les Oracles. Par exemple, il n'y pas de justification rationnelle pour l'inclusion de « chaîne » (fr 203) du paragraphe 28 de l'Hypotyposis de Psellus en excluant toute la terminologie restante de cette partie qui est pourtant spécifiquement attribuée à une source chaldéenne. Une regard sur cette section servirait à clarifier ce point. Fonctionnant de la façon suivante «  le sommet de chaque « chaîne » est nommé la « source », celle devant les « sources », celles dont viennent ensuite les « canaux » et celles qui sont après les « courants » . » (paragraphe 28, Hypotyposis).

Cela ne constitue pas l'unique énigme. Il y a de nombreux exemples où des Places a pris des expressions en citation dans ses traductions françaises des Commentaires Anciens, indiquant (de façon présumé) qu'il considérait ces termes comme étant de la terminologie chaldéenne, bien qu'ils ne soient pas inclus dans sa collection de fragments. Un exemple en ce sens est le terme «  ceint(e) par les spirales des serpents » (speirodrakontozônos) de la Lettre 17 de Michael Italicus (dP p.216, 12-13). C'est une autre évidence d'une sélection manifestement arbitraire d'un terme parmi tant d'autres également reconnus comme chaldéen (…). Cela se répète de nombreuses fois dans les Commentaires Anciens de des Places dans lesquelles en vérité, très peu de terminologie explicitement chaldéenne est récoltée.
En tout équité, il doit être dit que des Places n'est pas l'unique commentateur des Oracles à avoir procédé à d'effarantes sélections arbitraires tant dans l'inclusion que l'exclusion. Kroll et Lewy identifient tous deux le terme «  Feu sacré » (hieros pur), issu de la lettre de Michael Italicus, comme étant chaldéen , mais ils n'incluent pas le terme « primordiale «  (prôtistos – dP 214,6) pourtant de la même source. Encore qu'il ne semble pas avoir ici de rationalité à propos de l'inclusion d'un terme et l'exclusion d'un autre sachant que le texte attribue à chacun des termes d'être chaldéens.
Ce ne sont pas les seules questions méritant d'être posées sur les collections des matériaux chaldéens. L'autre problème non abordé dans aucune des collections est l'importance des textes « chaldéens » et des commentaires sur les Oracles Chaldéens de Pic de la Mirandole. Des citations apparaissent dans ses Conclusions entre autres. A ce propos, Pic de la Mirandole écrivait à son ami Marsilio Ficino en 1486 : «  Je fus forcé d'en retirer d'autres choses et d'explorer les enseignements arabiques et chaldéens de certains ouvrages dans ces deux langues qui vinrent jusque dans mes mains, pas accidentellement, mais sans doute par une disposition de Dieu en faveur de mes études. Prenez connaissance de ses inscriptions pour le croire ensuite. Les livres chaldaïques ( si ce sont bien des livres et non plutôt des trésors) sont les ORACLES d' Esra, Zoroastre et Melchior, Magi, qui sont absolument défectueux en grec, sont parfaitement lisibles et complets. C'est également une exposition par les Sages Chaldéens de ces Oracles, courts et complexes, plein de mystères. C'est aussi un livre des doctrines des théologies chaldéennes, et un discours divin et abondant des perses, des grecs et des chaldéens à ce sujet. ». Cette lettre soulève de nombreuses questions. La première avant toute est : Pic de la Mirandole dit-il la vérité ?
Cela semble possible car après la mort de Pic de la Mirandole, Ficino trouva ses travaux qui étaient illisibles ( probablement pour Ficino). De plus, dans les Cinquante Conclusions selon Zoroastre et ses démonstrateurs chaldéens - conclusion n°5 - se trouve une traduction des Oracles Chaldéen fr. 162 où Pic de la Mirandole, suivant apparemment l'avis d'un dénommé Osia le Chaldéen, y voit une référence au péché originel. Ce paraît être une interprétation de Pic de la Mirandole qui est indépendante de la source des oracles ( dans notre ressource augmentée de matériaux ) dans Psellus, où la référence n'est pas celle au péché original mais à la punition eschatologique . Les autres questions importantes comprennent le problème, si un lien existe entre ces textes « chaldéens » et les Païens d'Harrân, comptant certainement un des derniers néoplatoniciens, Simplicius. Il ne semble pas que ces Oracles d'Esra, Zoroastre et Melchior, Magi peuvent avoir été une bonne version araméenne des Oracles Chaldéens car, indépendamment de tout autre chose, ils sont attribués dans le temps aux trois mages visitant Jésus à sa naissance dont les noms sont généralement Gaspard, Melchior et Balthazar. Est-ce une preuve de ré-attribution due à l'influence chrétienne ? Ou serait-ce une tentative païenne harranienne en manipulant la tradition chrétienne par le remplacement des enseignements des Sages de l'Est dont les doctrines sont antérieures aux Gospels ? C'est un domaine appartenant à ceux qui ont besoin de bien plus de recherches.
C'est un autre important point de méthodologie qui sera soulevé ici. Ce sont, partout où les problèmes d'interprétations déjà soulignés, les érudits modernes qui ont prôné le rejet de l'enseignement étranger, ou même des Oracles Chaldéens, explicitement mentionnés par nos sources comme chaldéen. Certainement, à mon sens, cela est dû au désire d'accommoder les matériaux aux préjugés dominants créant ainsi une méthodologie confuse.
Pour aller contre cette tendance, nous suivrons les considérations suivantes. Nous commencerons par rappeler que nos sources ont eu accès à l'intégralité, ou du moins de la plus grande partie, de la collection de matériaux chaldéens dont nous disposons et que l'état fragmentaire de nos connaissances devrait nous rendre méfiant à l'égard des anciens commentaires sur les enseignements chaldéens, dont il est possible qu'ils se réfèrent à des sources qui n'existaient plus.
Deuxièmement, nous avons peut-être besoin de clarifier nos idées sur l'usage néoplatonicien de leurs autorités. Existent-ils des exemples convaincants de néoplatoniciens imputant une terminologie aux chaldéens qui ne fut pas la leur, si distincte des concepts chaldéens afin d'y accorder leur propre ontologie et de donner des équivalences trompeuse. Le dernier processus est bien sûr la nécessité d'harmoniser les différentes autorités – pour exemple Platon, Aristote, Oprhée et les autres – que les néoplatoniciens avaient eux-même considérés. Mais l'ancien processus évoque un cynisme envers leurs sources qui serait, je pense, dur à justifier. Généralement, ils ne sont pas accusés d'imputer à Aristote ou Platon des matériaux étrangers ; et si ça n'est pas le cas, nous pourrons l'observer pourquoi par la suite dans les Oracles. Je plaiderai que l'accusation s'est dressée car il y a un manque de clarté à propos de la distinction à faire entre attribuer une interprétation à une source et , attribuer une source matérielle. Étant donné que, au sujet de la matière chaldéenne, les néoplatoniciens ont souvent été accusés du premier , ils l'ont aussi été du deuxième. Mais peut-être que la situation aurait une perspective plus équitable si nous comparons l'usage néoplatonicien par leur autorités spirituelles et philosophiques à l'usage chrétien des Écritures. Dans les deux cas, nous pouvons raisonnablement faire observer que le processus d'interprétation, et les engagements théologiques et philosophiques variés des commentateurs, requérait que le matériel étudié inspira des interprétations pouvant différer de celle de son contexte original. Mais cette licence n'entraîna pas l'attribution aux Écritures de déclarations qui n'y furent pas.

Fragments de la tradition chaldéenne sur Hécate.
Artiste : Jane Estelle Tromblay
Artiste : Jane Estelle Tromblay

En accord avec ce qui précède sur la méthodologie, j'ai tenté ici de réunir tout les matériaux chaldéen sur Hécate, sans me limiter à ceux trouvés dans les collections des Oracles Chaldéens de des Places(dP) et Majercik (M). J'ai ordonné mes fragments selon la numérotation romaine pour les distinguer des collections de dP et M, dont les nombres apparaissent entre parenthèses (…). J'ai fourni en notes de pied-de-page les textes grecs des fragments du matériel chaldéen absent des collections de dP et M, si ils ne sont pas disponibles chez Kroll, Levy ou encore dans les Commentaires Anciens de dP. J'ai indexé toute la terminologie de ces fragments qui m'ont semblé être directement en prise avec les sources chaldéennes. Elle sont en police italique et grasse dans la traduction anglaise, et les principaux termes grecs sont recensés dans l'Index avec leurs équivalents anglais. La terminologie des fragments des Oracles Chaldéens incluse dans les collections de dP et M n'est pas présente dans l'Index, mais elle est accessible par le biais des index d'autres travaux. Je pense que ce soit trop de difficile, car mon intention tout au long de ce travail, comme il a été remarqué précédemment, est que cet essai vienne en complément des travaux de Kroll, Lewy, des Places et Majercik, et que ceux qui liront cette étude auront ces travaux en main.