mercredi 6 juin 2018

Travail avec un Bol Sacré


Par Annwyn Avalon, Patheos.com, 26 juin 2017
Traduction et adaptation par Delphine Serpentine

Source Inconnue
La vaisselle, sous ses différentes formes, est importante pour la Sorcière d’Eau. Pas seulement parce qu’elle contient le liquide sacré que nous travaillons mais aussi pour ce qu’elle représente : le divin féminin, le chaudron de la renaissance, le puit sacré et le saint Graal, etc…
Il y a des années,  j’ai senti un appel pour œuvrer avec un bol sacré, et j’ai décidé alors de débuter un travail avec en tant qu’outil magique. A ce jour, des années plus tard, la vaisselle sacrée ou le bol est devenu mon outil favori, celui que j’utilise le plus. J’ai des bols pour la divination, des bols pour les sorts et les recettes, pour les eaux sacrées, et les mélanges d’herbes. Mais la vaisselle sacrée bleue reste ma préférée.
Je mets en avant quelques bols que j’utilise et la façon dont je m’en sers mais ce n’est pas l’unique manière de faire. D’ailleurs la liste n’est pas exhaustive. Cependant j’espère que cela vous inspirera pour votre propre travail. J’aimerai aussi ajouter qu’un chaudron peut être considéré comme un bol, mais je l’ai exclu pour différentes raisons pour me concentrer sur la vaisselle qui est plus du bol traditionnel.

Le Bol Noir
Le Bol Noir est parfait en tant qu’outil de divination ou comme vaisselle pour la magie de l’Eau qui inclut le travail de l’ombre ou les arts plus agressifs (NdT : je pense qu’elle évoque le bannissement, le  désensorcellement, le retour de sort). J’en ai un avec lequel je travaille pour le moment. C’est un bol simple que j’ai peint pour ajouter quelques symboles dessus. Bien qu’il y ait beaucoup de beaux bols à choisir, c’est un bonus si vous pouvez mette la main sur un bol en obsidienne en raison de ses propriétés. Les Bols Noirs sont géniaux pour capturer le côté nocturne de la nature dans votre magie de l’Eau. De ce fait un mélange d’eau sacrée de Nouvelle Lune dans un bol noir sera très approprié et efficace. 

Le Bol en Pierre 
Les Bols en Pierre existent en de nombreuses tailles et formes. Le genre dont je parle particulièrement est le mortier habituellement accompagné de son pilon. Le mortier est un bol en pierre utilisé pour moudre herbes, épices et autres matériaux naturels. Comme il est dit avant, vous pouvez avoir des bols dans une grande variété de pierre : marbre, obsidienne, pierre à savon et des agates de toutes sortes. Cependant le mortier est une vaisselle sacrée dans laquelle la sorcière commence à travailler avec l’esprit des plantes et les transforme en thés magiques, poudres, encens et mélanges herbes pour un bain ou une tasse d’infusion. Bien qu'il ne s'agisse pas d'un récipient dans lequel de l'eau est habituellement placée, il contient souvent les ingrédients qui seront ajoutés à de l’eau pour être sirotés tout en lisant les cartes! 

Le Bol d’Argent Le Bol d’Argent est une merveilleuse vaisselle avec laquelle créer l’eau sacrée, l’eau de Lune et l’eau angélique. Alors que j’ai peu de bols en argent que mon autel, je tend à utiliser mon bol d’argent pour les rituels ou pour les sorts compliqués ou fantaisistes, et souvent j’y donne de l’eau en offrande pour les esprits. Le Bol d’Argent ne sert pas seulement à contenir de l’eau ; il représente la Lune et ajoute une qualité réfléchissante supplémentaire à l’eau et cela en fait un très bon support pour de la divination  la Pleine Lune. J’ai quelques différents types de bols en argent : les petits en argent massif sont réservés pour la création d’eaux magiques et les grands plaqués argent sont utilisés pour les évènements et les rituels publics.  

Le Bol Bleu
Mes bols préférés pour travailler sont les bols bleus ! En fait j’en ai une petite collection allant de la petite pièce au plat. Certains sont en verre, d’autres, en céramique. Ils sont rangés par couleur allant du bleu profond au turquoise clair. Le Bol Bleu est central dans ma pratique de la magie de l’Eau. J’ai eu quelques pièces personnalisées pour les travaux magiques, rituels et oraculaires. Le Bol Bleu est mon bol à tout faire pour la magie de l’Eau ou tout ce qui requiert de la vaisselle sacrée. Ils sont fantastiques pour la magie de guérisons (essayez avec un sigil de guérison dessiné au derrière du bol), les essences florales, les rituels de purification ou pour les aspersions avec une branche d’herbes fraîches.
La première fois que j’ai été intéressée par le travail avec un bol bleu, ce fut après avoir eu une envie divine de travailler avec. J’ai passé beaucoup de temps pour trouver un bol bleu et dans le même temps j’ai beaucoup appris sur le Bol Bleu de Glastonbury (NdT : ci-dessous un autre article du même auteur à ce sujet.). Il y a une histoire curieuse en provenance de Glastonbury concernant un bol magique bleu qui fut pris pour le Graal. Le Bol Bleu de Glastonbury   a une histoire intéressante.
Je ne pense pas que le Bol Bleu est un outil nécessaire à toutes les sorcières d’Eau, mais il va sans dire que la sorcière d’Eau aura une petite collection de bol avec lesquelles elle travaille sa magie, fabrique des élixirs de gemme et des essences florales. Il est certain que vous pouvez juste utiliser un bocal ; mais en ajoutant l'élément des objets sacrés et consacrés cela améliore encore la magie et le rituel de votre magie de l'Eau. Même si vous pratiquez le plus les arts liés à la terre et au folklore, un bol en pierre ou en céramique sera une bonne chose our pour relier à l’élément Eau et demeurez vrai sur votre chemin.

Le Bol Bleu de Glastonbury


Par Annwyn Avalon, patheos.com
Traduction et adaptation par Delphine Serpentine

Source Inconnue

Récemment, dans ma pratique, j’ai ressenti comme un manque. Quelque de sacré sont j’avais besoin sur mon autel durant un rituel. Une chose où plonger mes doigts… Après plusieurs rituels avec cette même impression, j’ai médité et j’ai trouvé que j’avais besoin de travailler avec un bol sacré. Pas un chaudron, qui est aussi important pour moi, mais un bol. Quelque chose en rapport avec les eaux sacrées. J’ai commencé à chercher. Je le voulais bleu et fait main. Après un temps, je l’ai trouvé et je suis tombée, via internet, sur le Bol Bleu de Glastonbury. Il n’y avait pas beaucoup d’informations à ce sujet, donc j’ai appelé ma mentor, Mara Freeman, pour lui en demander plus. Je n’avais jamais entendu parler du Bol Bleu avant, et ce n’est pas une surprise que mon âme en ait eu envie. Après avoir été au Puit du Calice et m’être tenue près de la construction qui abritait le bol (sans pouvoir entrer dedans), j’ai dû capter cette énergie. Peut-être est-ce plus simple encore : plus que je m’alignais sur les énergies d’Avalon, plus des petites choses se produisait dans ma vie.
En 1908, un français du nom de Wellesley Tudor Pole fut convaincu de devoir se rendre à Glastonbury. Sur le chemin, il devint certain qu’il trouverait un objet sacré à cet endroit, et que trois jeunes filles l’aideraient. En 1906, un objet avait été découvert au Mont de Bride. C’était un bol bleu. Malheureusement ce n’était pas l’artefact attendu. Après une datation au carbone et d’autres recherches, il fut trouvé que le bol fut placé là en 1888 par un docteur anglais nommé Goodchild. Il avait passé beaucoup de temps en Italie pour soigner sa tuberculose. Il acheta le bol là et le ramena en Angleterre. Après un rêve intense, il dit que Jésus avait vraiment eu le bol, au point qu’il devint fermement convaincu qu’il avait en sa possession le Saint Graal. Il fit expertiser son bol par un antiquaire qui ne put infirmer ou confirmer sa provenance, mais il suggéra qu’il était très ancien.
Le commerçant auquel Goodchild avait acheté le bol lui dit que ce dernier provenant d’un  mur sur un site ancien. Ce qui renforça Goodchild dans sa conviction du Graal. Il plaça le bol au Mont de Bride où il croyait qu’il appartenait. Bien que nous savons cela : que ce n’est pas le Saint Graal et que la plupart des informations sont incorrectes. Il porte désormais l’énergie du Mont de Bride et du Puit du Calice (où il se trouve maintenant, sous verrou).
Je pense que le graal, s’il existe, n’est pas le bol bleu, mais je pense que nous pouvons travailler avec le graal, la guérison et les énergies des eaux magiques par le biais de la vaisselle sacrée. J’adore mon calice mais il ne contient que du vin, ce qui est une importante part rituelle. J’ai eu besoin et j’ai voulu quelque chose de plus. L’énergie du « concept » d’un bol sacré est maintenant largement imprégnée dans ma propre pratique et, il va sans dire qu’il se glisse également dans la pratique de mes propres étudiants.J’en ai un qui est venu à moi avec une envie similaire, un besoin urgent de travailler avec l’Eau par l’intermédiaire d’un bol. Étonnant non ? La façon dont un égrégore peut se transmettre d’un enseignant à son étudiant et vice et versa, sans intention. C’est pourquoi celles d’entre nous qui sont appelées sur le chemin de la Prêtresse doivent considérer tout ce qu’elles font avant de le faire. Je suis heureuse que ce bol soit venu à moi et que mes étudiants veulent travailler plus avec l’Eau. Peut-être est-ce la sacralité de l’Eau, ou la vaisselle en elle-même. Je ne suis pas sûre mais le temps démêlera ce petit mystère 

Les Mystères du Chaudron et le Féminin Sacré


De Laura (Violet) Rimola 
Traduction et adaptation par Delphine Serpentine

Laura (Violet) Rimola suit la voie Avalonienne, particulièrement inspiré par les religions féminines pré-chrétiennes, et les religions de l’Italie du Nord. Elle écrit des articles, des essais, des contes et des poèmes sur le Féminin Sacré. Elle est la fondatrice d’un cercle Avalonien italien à but non lucratif, I Meli di Avalon (les Pommeraies d’Avalon) depuis 2005.
 
Source Inconnue
La brume s’élève, légère, de la terre humide couverte d’un tapis de feuilles écarlates. Elle s’élève, vaporeuse, voilant les arbres nus, encerclant nos pas feutrés. La voix de la forêt est silencieuse et les limites entre les mondes sont si souples que nous pouvons porter notre regard au-delà du visible, au-delà de tout ce que nous connaissons.
Le temps du passage à travers les brumes est proche et nous sommes appelées à regarder dans le chaudron.
Nous sommes appelées à nous immerger dans le chaudron, dans son pouvoir régénérateur.
Nous descendons et descendons encore au centre du chaudron, nous autorisant à nous abandonner à sa chaleur de transformation, et nous nous rappelons doucement son ancienne fonction.
Qu’est-ce que le chaudron sacré et qu’arrive-t-il à l’intérieur ?
Au-delà de tout, quelle profonde connexion existe entre la femme et la magie du chaudron ?
Le chaudron, du latin caldaria ou caldero signifiant « ce qui chauffe » et «  ce qui garde au chaud à l’intérieur, est le lieu où la chaleur peut cuire et amener  à une profonde transformation tout ce qui est immergé dedans, est développé et élargi. Pour assurer que la chaleur augmente et reste constante, il est nécessaire d’allumer et d’entretenir un feu avec soin, et pour cette raison, le chaudron est inextricablement lié au feu, l’élément naturel qui active son pouvoir de transformation.
Par la cuisson s’opère aussi une lente et patiente distillation, qui fait s’évaporer tout ce qui est superflu et réduit la matière brute à son essence, sa substance originelle.
Depuis les temps anciens, le chaudron était un objet associé au monde féminin, et aux femmes (NdT : je pense que l’auteur évoque les femmes en âge de procréer) seulement, dans lequel il était dédié à un usage quotidien, connaissant les secrets les plus intimes. Dans la tradition Avalonienne, celles qui enseignent les pouvoirs du chaudron sont des femmes divines, et le chaudron est le centre de leur sororité sacrée (NdT : Assez amusant car à chaque cérémonie, je nous vois toujours autour d’un chaudron. Et vous ?)
Neuf vierges assemblées en cercle gardant le chaudron chaud grâce à la chaleur de leur souffle.
La sage Cerridwen tourne et touille, cuit et transforme, enseigne l’art patient de la distillation qui disperse le poison nuisible ou ce qui n’est pas nécessaire à notre croissance, nous laissant capable d’accéder à l’âme essentielle contenant la lumière de la connaissance.
Finalement, Branwen, la femme aux plumes blanches, vigile du passage de la mort à la vie, relâche l’essence « volatile », la rendant blanche et lumineuse.
Chacune de ces déesse incarne le chaudron et transmet l’expérience de ses mystères – la transformation qui distille la matière brute et rend l’âme blanche et légère par le maintien d’une chaleur constante- suggérant que cela ne sera jamais vécu de façon extérieure, mais seulement en notre for intérieur.
Car le chaudron est intérieur, au plus profond de nous-même.
Durant une longue période, les femmes se dévouèrent pour cuisine, bouillir et distiller, et pendant aussi longtemps, elles veillèrent à la chaude magie du chaudron, qui agissait concomitamment leur sien propre, jour après jour. Le chaudron était relié au centre de la maison, le feu sacré brûlant, le foyer du féminin sacré. C’était la source nourricière et aussi de vie, comme la femme l’est.
Sa forme ronde, large et chaude rappelle la magnifique matrice féminine, mais aussi des fesses pleines et la yoni sacrée. Cela représente la divine matrice de la Grande Mre, la source de vie et l’endroit où l’âme essentielle est régénérée, transformée après la mort, pour émerger à nouveau afin d’embrasser une vie nouvelle.
La matrice féminin est cependant la plus naturelle et puissante expression du chaudron incarné, qui selon certaines légendes est fait de la matière la plus pure et contenant un feu perpétuel. Pour cette raison, plus le chaudron était grand, de belle capacité pour tenir et assembler les influences du divin féminin que l’Ancienne Mère donna à ses filles, plus il était considéré beau, bon et sacré.
Chaque femme est la porteuse du chaudron sacré, et sa beauté est toujours unique, mais elle appartient à tous. Chaque femme, étantdans un cercle avec ses sœurs, est un sanctuaire de transformation et de régénération, et la danse des femmes assemblées et rassemblées est la douce et ronde danse de l’ancien chaudron.
Descendre dans le centre du chaudron, dans son intérieur sûr et protecteur, nous immerge en notre propre centre. Nous retournons à la matrice et nous nous abandonnons à la magie régénératrice du féminin sacré, retournant une fois de plus dans l’obscurité reposant et maternelle du temps de la gestation, pour être formées et recréées selon notre vérité intérieure.
Dans le chaudron, nous comptons sur la transformation, lentement en nous laissant être distillées jusqu’à la dispersion de ce dont nous n’avons pas besoin et qui souvent nous empoisonne, pour redécouvrir notre véritable essence. Le goutte brillante contenant l’univers entier.
Nous immerger dans le chaudron peut être difficile ou facile. Cela peut prendre un long moment ou un battement de cil, mais quand nous en franchissons le seuil nous trouvons que le chaudron, miroir de la matrice de la terre, est un endroit de chaleur et d’amour où il n’y a pas de peur car toute blessure est guérie et toute crainte, apaisée.
La transformation du chaudron, en fait, ne nous mènera jamais à être différente ou à devenir une inconnue par rapport à ce que nous sommes vraiment. Car la transformation du chaudron est un retour aux origines. Et dans le chaudron, nous ne trouvons pas seulement notre vérité, mais nous recevons aussi le don de mémoire de la source de toutes choses, ce qui ouvre notre œil à la lumière de conscience.
Laissons-nous apprendre à nouveau à être de vivants chaudrons, des chaudrons sacrés incarnés. Laissons-nous écouter à nouveau notre matrice et agir selon sa voix, l’instinct de nos tripes.
Nous pouvons garder notre feu intérieur dans la chaleur de notre souffle, alors que nous apprenons de la sororité des neuf vierges.
Nous pouvons tourner et touiller, chauffer, laisser s’évaporer les illusions brumeuses de notre ego, distiller notre essence jusqu’à la dernière goutte, comme nous le montre la sage Cerridwen. Et, finalement,nous pouvons rendre notre âme blanche et brillante, notre Moi réel, en apprenant encore à voler dans le royaume de l’esprit comme Branwen, Celle qui Se Libère, nous invite à le faire.
Donc faisons-le, éveillons en nous le pouvoir du chaudron, nous réapprendrons ses secrets. Et comme nos bien-aimées ancêtres et anciennes, connectées à nous par le sang et par l’esprit, nous deviendrons les gardiennes de ses mystères. .
Regardez dans le chaudron, entrez dans sa chaleur, et laissez-la vous transformer et vous régénérer. Ainsi est la magie qui fera de vous la personne que vous êtes destinée à être depusi votre naissance.

Lever les Brumes De Annwyn Avalon



Traduction et adaptation par Delphine Serpentine





Lorsque certains entendent ou lisent la phrase «  lever les brumes », la vision d’un épais brouillard aux qualités mystiques surgit dans les esprits, peut-être celle d’une femme sur une embarcation, les mains élevées pour entrer en Avalon. Cependant, nous n’avons ni embarcation ni même un lac brumeux mystique pour pénétrer dans l’Autre-Monde. Donc comment les sorcières font-elles ? Lever les Brumes, c’est traverser un espace liminal, voire l’enjamber pour entrer dans le monde spirituel. Voyez cela comme lorsque Alice qui tombe dans un terrier de lapin ou sur la plateforme Harry Potter 9 et ¾  et plein d’autres références de la culture populaire. Dans la mythologie et le folklore, bien souvent le héros franchit les eaux et pénètre dans l’Autre-Monde. La rivière Styx est un bon exemple et aussi le fait de franchir une rivière en échappant à un esprit en colère et les nombreux exemples où les humains quittent le monde des homes par le biais d’un espace liminal on objet provenant d’un autre monde, celui de l’esprit ou d’un autre.
Le franchissement ("Hedgecrossing" en anglais) est un autre terme pour décrire le procédé pour atteindre l'Autre-Monde. La barrière ("hedge" en anglais), dans les temps pré-modernes était une limite entre ce monde et l'Autre-Monde . Elle représentaitn donc la limite entre l'inconnue sauvage et la ville sûre et ordonnée; Car la traversée de la barrière consistait à traverser les dangers de la forêt, souvent sombre, sauvage et dangereuse, et, à sa façon, un autre monde.

C'est de cette activité que provient le terme Hedgecrossing. Il décrit la sorcière qui traverse ce monde physique, à travers la frontière, la haie, la rivière ou la brume jusque dans l'inconnu. Les arbres avec des creux, les puits et les cercles de champignons sont connus pour être des entrées dans le monde des Fées. Ceux qui en esprit partent vers ces mondes en usant de ces moyens en laissant leur moi physique derrière eux. Il est important de noter que ces royaumes ne sont pas le lieu de nos rêves et fantasmes, il n'y a pas de licorne scintillante ou d’étincelantes sucettes, mais vous pouvez rencontrer une âme dévorant un cheval aquatique ou être tenté de manger la nourriture de fée. Ce n'est pas pour les couards et il faut marcher avec sagesse dans ces domaines ou être perdu.


La Brume

La Brume en elle-même est un espace liminal. Ni ici, ni là, mais visible dans tous les mondes, qui peut être ressentie sur un plan énergétique. La connaissance de son existence et son intangibilité en font le véhicule parfait pour faire entrer les âmes à travers les royaumes. devenir habile à séparer ces différentes brumes est important pour le magicien ou la sorcière de n'importe quelle voie. Un esprit clair et un accès aux autres domaines par la discipline, la pratique et la visualisation.Par la méditation ou la quête, nous pouvons entrer dans le royaume des fées ou desautres mondes en éclaircissant l'esprit et en utilisant la visualisation pourséparer les brumes afin de franchir les portes entre les mondes. Pour ce faire, nous devons atteindre dans un état altéré de conscience, s’éclaircir l'esprit et passer à un état plus semblable à la transe. Voici donc ce que la visualisation peut faire lors d’un voyage où vous  éclaircissez votre mental ou levez les brumes pour aller dans un autre monde. Une variété de techniques sont utilisables selon le praticien et son chemin, sa volonté d’aller dans un autre monde. Certains peuvent le faire très rapidement par une méditation ou une vision à distance, alors que d'autres peuvent prendre un chemin plus compliqué pour se séparer de leur corps physique et entrer dans l’Autre-Monde par le vol spirituel ou le hedgecrossing.Pour le sorcier cérémoniel habile ou la sorcière qui trace un cercle, dresser un cercle de n'importe quelle manière est non seulement un moyen de créer un espace sacré, mais aussi un pont vers l'Autre Monde. Le cercle devient le pont qui sera relié à l’Autre Monde avec une intensité liée aux compétences et aux besoins du praticien.



La brume du monde physique est belle, mais la brume de l'esprit est tout à fait différente. Alors qu'il est beau de s'éloigner vers le royaume féérique lors d'une soirée brumeuse, la brume de l'esprit peut souvent mener à la confusion. L'esprit est l'outil avec lequel, par la transe, le voyage et la méditation sont possibles pour accéder à l'autre monde. Aujourd'hui, la brume peut être le monde quotidien, la quantité d'informations que nous traitons et le brouillard général, le malaise qui vient avec le stress de la vie quotidienne, la quantité immense d'informations que nous traitons via l'électronique et les réseaux sociaux. Jamais auparavant les humains n'avaient reçu autant d'informations en si peu de temps. Le brouillard du cerveau, figeant le regard, est comparable à une brume dont nous avons besoin de nous défaire afin d'accéder au monde physique ou à autrui, en profondeur.



Vous pouvez lever la brume à votre manière en séparant d'abord celle entre vous et le monde électronique, puis le monde mondain et les royaumes spirituels et plus profondément dans les mondes souterrains ou autres si vous le souhaitez. Vous pouvez le faire de différentes façons. Vous pouvez la lever par la transe, entrer dedans par la visualisation ou la séparer comme une substance vous entourant, vous glissant dans un endroit intermédiaire et menant votre âme dans un autre monde qui peut être le royaume des ancêtres, les royaumes de la féerie ou tout autre endroit relié à un espace liminal. Vous pouvez lancer un cercle et invoquer l'esprit de Morgan la Fée pour aider à traverser les eaux. Vous pouvez vous tenir sur les rives de l'océan et laisser neuf vagues vous submerger pour voyager vers le royaume des Autres. Ou vous pouvez utiliser un style plus romantique, avec les mains hautes et les pieds fermement placés sur le sol comme vous pourriez le voir dans un film sur le thème Arthurien. Vous pouvez séparer les brumes ainsi que ce soit dans le rituel, sur les rives, ou même sur un bateau! J'admettrai que debout dans mon jardin, avec les bras levés et un brouillard frais de l'Oregon m’entourant est assez puissant.



Ici, en Oregon, la brume se lève au crépuscule et à l'aube, souvent durant les mois les plus froids, il y a un voile de brume toute la journée. Nous sommes dans une région vallonnée, les maisons de mes voisins sont sur le haut des collines surplombant la vallée dans laquelle court un ruisseau. C'est une pure magie de regarder la brume qui déferle sur les collines et déborder dans notre petite ferme. Il est facile de se glisser dans l'au-delà à la tombée de la nuit avec le brouillard laiteux qui s'infiltre et obscurcit le monde. Marcher jusqu’au temple de l'eau à partir des jardins, il faut d'abord traverser le ruisseau. En fait, il n'y a aucun moyen pour moi d'entrer dans le temple mais en traversant d'abord l'eau dans un bosquet de noisetier et d'aubépine et sous un aulne mystérieux, puis dans la brousse serpentant autour des épines et des toiles d'araignées jusqu'au temple de l'eau où je peux séparer les brumes et entrez dans le monde des Autres.