mercredi 4 juillet 2018

Cercle sacré de Femmes



Par  Karin Chandler  
Traduction et adaptation par Delphine Serpentine
https://druidnetwork.org/what-is-druidry/rites-and-rituals/sacred-womens-circles/


 
Elements of Grace de Lisa J. Rough
Nous pouvons spéculer qu’il y a de nombreuses lunes dans les temps anciens du druidisme, la Sage Femme Ovate rencontrait d’autres femmes tranquillement autour d’un feu le soir. Elles auraient partagé la connaissance des mystères du sang, les secrets du monde invisible et les qualités de guérison des herbes. Au-delà de l’océan atlantique, les femmes natives américaines faisaient de même, assises ensemble durant leurs temps de sang dans la Lodge de la Lune lorsque la lune est sombre.
Des femmes de nombreux pays, de nombreuses cultures et religions et chemins de vie se réunissent depuis le début de l’humanité, en petits groupes pour parler d’elles et de leurs familles tout autant que des problèmes auxquels nous faisons face dans une société plus large, celle de la pauvreté, de la violence et de l’envie. Dans le monde britannique moderne les femmes se rencontrent chaque jour dans des clubs de lecture, des réunions d’enfants, des comités et des rencontres d’instituts féminins. Oui, ce n’est pas du travail sacré pour la femme, mais ça n’en est pas moins du travail…
La notion de groupe sacré ou spirituel est un concept qui en aliène beaucoup d’autres. Donc qu’est-ce qui fait qu’un groupe de femmes est sacré ? Le but est de permettre une croissance spirituelle individuelle et collective. Il s'agit de développer un lien profond et mutuellement bénéfique avec d'autres femmes qui va au-delà des bribes de conversation quotidiennes que nous échangeons au travail, aux portes de l'école ou à travers nos passe-temps. Alors que nous pouvons éprouver des reflets de connexion spirituelle tout en ayant un cœur à cœur avec une autre femme ou dans un groupe informel, cela n'atteindra pas la profondeur et la puissance de s'asseoir dans un cercle sacré.De nombreux groupes spirituels féminins existent. Quelques-uns suivent une foi spécifique, certains sont inter-voies et d’autres ne veulent pas se percevoir comme ayant une dimension religieuse même si leur travail est plus spirituel que séculier.  En tant que Druidesse, je crée un espace dédié, demandant des bénédictions d’énergies variées dans un cercle rituel selon ce que l'on ressent intuitivement. Cela peut inclure les trois royaumes de la Terre, de la Mer et des Cieux, les quatre Éléments et Directions,  les esprits du temps et du lieu. Nous pouvons aussi nous reconnecter à notre lignage perdu, accueillir nos Grands-Mères ancestrales qui sont autour de nous. De cette façon nous préparons notre croissance spirituelle, à travers la connexion avec d’autres femmes et le divin, cependant nous choisissons de définir cela. Indépendamment de nos croyances spirituelles individuelles, nous pouvons toujours explorer la connexion étroite qui se trouve entre notre utérus (ou espace utérin) et la Terre.
Un cercle sacré est un espace « tenu », avec chaque femme prenant la responsabilité dans le processus d’approfondissement que le groupe traverse. Elle agira en tant que gardienne du temps et sera capable de donner une pulsation au cercle qui soit un battement rythmique. Nous pouvons apprendre de puissants chants de femmes et en créer de nouveaux pour ces nouveaux temps changeants. Nous pouvons battre le tambour et chanter. Avec d’autres femmes pour témoin, nous pouvons partager nos peines, nos joies, nos triomphes, notre courage. Nous pouvons explorer nos blessure sans danger, tenir une lumière pour celles que nous pouvons comprendre le plus pleinement et commencer à guérir tandis qu’une sœur encourageante nous tient la main. Nous plaçons de l’énergie en notre propre femme sage intérieure afin qu’elle puisse nous aider à grandir et  nous développer en étant le témoin des histoires d’autres femmes. Nous pouvons parler des mystères du sang de la ménarche, des menstruations, de la grossesse, de la naissance, et de la ménopause et prendre le temps de parler de ces sujets. Nous pouvons partager un gâteau et très certainement boire un thé. Le cercle sacré peut avoir un thème ou se faire de façon spontanée et sur les affaires courantes. Les femmes peuvent tricoter en cercle, chacune pouvant ajouter un rang à l’ouvrage. Elles peuvent coudre ou créer quelque chose ensemble.
Dans un cercle sacré mature, nous pouvons comploter pour changer le monde ou au moins notre voisinage. Nous rêvons de campagnes innovantes pour des jardins communautaires. Nous pouvons projeter de placer une bombe de graines dans une zone abandonnée. Nous pouvons tricoter des écharpes politiques pour la fin de la guerre.
Nous pouvons nous rencontrer à la lueur de la pleine lune ou sous un ciel sans lune empli d’étoiles ou de nuages. Nous pouvons hurler. Nous pouvons nous assembler autour d’un feu de joie ou devant une cheminée et des bougies. Nous pouvons nous réunir dans une pièce confortable alors que les enfants dorment à l’étage. Nous avons toutes rêvé de rencontres dans des yourtes, des tipis ou des maisons rondes. Nous pouvons nous rencontrer près d'une rivière pour une baignade au clair de lune ou par un puits sacré sacré ou des pierres dressées pour demander des bénédictions.Un cercle n’a ni début ni fin. Son pouvoir est sans limite. Nous pouvons travailler dans une variation du cercle tandis que nous sommes assises - la spirale, que nous voyons naturellement dans la nature dans le déploiement d'une fougère ainsi que la double hélice de l'ADN. Nous expérimentons cette spirale à travers notre cycle menstruel, mois après mois. À tour de rôle, les femmes prennent la parole en forme de spirale tout en restant en cercle, revenant pour exprimer l'approfondissement de leur expérience à mesure que la séance s'intensifie. Une fois que le cercle est fermé et que nous revenons à notre vie quotidienne, son pouvoir se propage comme une pierre jetée dans l'eau éclairée par la lune.


mercredi 6 juin 2018

Travail avec un Bol Sacré


Par Annwyn Avalon, Patheos.com, 26 juin 2017
Traduction et adaptation par Delphine Serpentine

Source Inconnue
La vaisselle, sous ses différentes formes, est importante pour la Sorcière d’Eau. Pas seulement parce qu’elle contient le liquide sacré que nous travaillons mais aussi pour ce qu’elle représente : le divin féminin, le chaudron de la renaissance, le puit sacré et le saint Graal, etc…
Il y a des années,  j’ai senti un appel pour œuvrer avec un bol sacré, et j’ai décidé alors de débuter un travail avec en tant qu’outil magique. A ce jour, des années plus tard, la vaisselle sacrée ou le bol est devenu mon outil favori, celui que j’utilise le plus. J’ai des bols pour la divination, des bols pour les sorts et les recettes, pour les eaux sacrées, et les mélanges d’herbes. Mais la vaisselle sacrée bleue reste ma préférée.
Je mets en avant quelques bols que j’utilise et la façon dont je m’en sers mais ce n’est pas l’unique manière de faire. D’ailleurs la liste n’est pas exhaustive. Cependant j’espère que cela vous inspirera pour votre propre travail. J’aimerai aussi ajouter qu’un chaudron peut être considéré comme un bol, mais je l’ai exclu pour différentes raisons pour me concentrer sur la vaisselle qui est plus du bol traditionnel.


Le Bol Noir

Le Bol Noir est parfait en tant qu’outil de divination ou comme vaisselle pour la magie de l’Eau qui inclut le travail de l’ombre ou les arts plus agressifs (NdT : je pense qu’elle évoque le bannissement, le  désensorcellement, le retour de sort). J’en ai un avec lequel je travaille pour le moment. C’est un bol simple que j’ai peint pour ajouter quelques symboles dessus. Bien qu’il y ait beaucoup de beaux bols à choisir, c’est un bonus si vous pouvez mette la main sur un bol en obsidienne en raison de ses propriétés. Les Bols Noirs sont géniaux pour capturer le côté nocturne de la nature dans votre magie de l’Eau. De ce fait un mélange d’eau sacrée de Nouvelle Lune dans un bol noir sera très approprié et efficace. 

Le Bol en Pierre 
Les Bols en Pierre existent en de nombreuses tailles et formes. Le genre dont je parle particulièrement est le mortier habituellement accompagné de son pilon. Le mortier est un bol en pierre utilisé pour moudre herbes, épices et autres matériaux naturels. Comme il est dit avant, vous pouvez avoir des bols dans une grande variété de pierre : marbre, obsidienne, pierre à savon et des agates de toutes sortes. Cependant le mortier est une vaisselle sacrée dans laquelle la sorcière commence à travailler avec l’esprit des plantes et les transforme en thés magiques, poudres, encens et mélanges herbes pour un bain ou une tasse d’infusion. Bien qu'il ne s'agisse pas d'un récipient dans lequel de l'eau est habituellement placée, il contient souvent les ingrédients qui seront ajoutés à de l’eau pour être sirotés tout en lisant les cartes! 

Le Bol d’Argent Le Bol d’Argent est une merveilleuse vaisselle avec laquelle créer l’eau sacrée, l’eau de Lune et l’eau angélique. Alors que j’ai peu de bols en argent que mon autel, je tend à utiliser mon bol d’argent pour les rituels ou pour les sorts compliqués ou fantaisistes, et souvent j’y donne de l’eau en offrande pour les esprits. Le Bol d’Argent ne sert pas seulement à contenir de l’eau ; il représente la Lune et ajoute une qualité réfléchissante supplémentaire à l’eau et cela en fait un très bon support pour de la divination  la Pleine Lune. J’ai quelques différents types de bols en argent : les petits en argent massif sont réservés pour la création d’eaux magiques et les grands plaqués argent sont utilisés pour les évènements et les rituels publics.  

Le Bol Bleu
Mes bols préférés pour travailler sont les bols bleus ! En fait j’en ai une petite collection allant de la petite pièce au plat. Certains sont en verre, d’autres, en céramique. Ils sont rangés par couleur allant du bleu profond au turquoise clair. Le Bol Bleu est central dans ma pratique de la magie de l’Eau. J’ai eu quelques pièces personnalisées pour les travaux magiques, rituels et oraculaires. Le Bol Bleu est mon bol à tout faire pour la magie de l’Eau ou tout ce qui requiert de la vaisselle sacrée. Ils sont fantastiques pour la magie de guérisons (essayez avec un sigil de guérison dessiné au derrière du bol), les essences florales, les rituels de purification ou pour les aspersions avec une branche d’herbes fraîches.

La première fois que j’ai été intéressée par le travail avec un bol bleu, ce fut après avoir eu une envie divine de travailler avec. J’ai passé beaucoup de temps pour trouver un bol bleu et dans le même temps j’ai beaucoup appris sur le Bol Bleu de Glastonbury (NdT : ci-dessous un autre article du même auteur à ce sujet.). Il y a une histoire curieuse en provenance de Glastonbury concernant un bol magique bleu qui fut pris pour le Graal. Le Bol Bleu de Glastonbury   a une histoire intéressante.

Je ne pense pas que le Bol Bleu est un outil nécessaire à toutes les sorcières d’Eau, mais il va sans dire que la sorcière d’Eau aura une petite collection de bol avec lesquelles elle travaille sa magie, fabrique des élixirs de gemme et des essences florales. Il est certain que vous pouvez juste utiliser un bocal ; mais en ajoutant l'élément des objets sacrés et consacrés cela améliore encore la magie et le rituel de votre magie de l'Eau. Même si vous pratiquez le plus les arts liés à la terre et au folklore, un bol en pierre ou en céramique sera une bonne chose our pour relier à l’élément Eau et demeurez vrai sur votre chemin.

Le Bol Bleu de Glastonbury


Par Annwyn Avalon, patheos.com
Traduction et adaptation par Delphine Serpentine

Source Inconnue

Récemment, dans ma pratique, j’ai ressenti comme un manque. Quelque de sacré sont j’avais besoin sur mon autel durant un rituel. Une chose où plonger mes doigts… Après plusieurs rituels avec cette même impression, j’ai médité et j’ai trouvé que j’avais besoin de travailler avec un bol sacré. Pas un chaudron, qui est aussi important pour moi, mais un bol. Quelque chose en rapport avec les eaux sacrées. J’ai commencé à chercher. Je le voulais bleu et fait main. Après un temps, je l’ai trouvé et je suis tombée, via internet, sur le Bol Bleu de Glastonbury. Il n’y avait pas beaucoup d’informations à ce sujet, donc j’ai appelé ma mentor, Mara Freeman, pour lui en demander plus. Je n’avais jamais entendu parler du Bol Bleu avant, et ce n’est pas une surprise que mon âme en ait eu envie. Après avoir été au Puit du Calice et m’être tenue près de la construction qui abritait le bol (sans pouvoir entrer dedans), j’ai dû capter cette énergie. Peut-être est-ce plus simple encore : plus que je m’alignais sur les énergies d’Avalon, plus des petites choses se produisait dans ma vie.

En 1908, un français du nom de Wellesley Tudor Pole fut convaincu de devoir se rendre à Glastonbury. Sur le chemin, il devint certain qu’il trouverait un objet sacré à cet endroit, et que trois jeunes filles l’aideraient. En 1906, un objet avait été découvert au Mont de Bride. C’était un bol bleu. Malheureusement ce n’était pas l’artefact attendu. Après une datation au carbone et d’autres recherches, il fut trouvé que le bol fut placé là en 1888 par un docteur anglais nommé Goodchild. Il avait passé beaucoup de temps en Italie pour soigner sa tuberculose. Il acheta le bol là et le ramena en Angleterre. Après un rêve intense, il dit que Jésus avait vraiment eu le bol, au point qu’il devint fermement convaincu qu’il avait en sa possession le Saint Graal. Il fit expertiser son bol par un antiquaire qui ne put infirmer ou confirmer sa provenance, mais il suggéra qu’il était très ancien.

Le commerçant auquel Goodchild avait acheté le bol lui dit que ce dernier provenant d’un  mur sur un site ancien. Ce qui renforça Goodchild dans sa conviction du Graal. Il plaça le bol au Mont de Bride où il croyait qu’il appartenait. Bien que nous savons cela : que ce n’est pas le Saint Graal et que la plupart des informations sont incorrectes. Il porte désormais l’énergie du Mont de Bride et du Puit du Calice (où il se trouve maintenant, sous verrou).

Je pense que le graal, s’il existe, n’est pas le bol bleu, mais je pense que nous pouvons travailler avec le graal, la guérison et les énergies des eaux magiques par le biais de la vaisselle sacrée. J’adore mon calice mais il ne contient que du vin, ce qui est une importante part rituelle. J’ai eu besoin et j’ai voulu quelque chose de plus. L’énergie du « concept » d’un bol sacré est maintenant largement imprégnée dans ma propre pratique et, il va sans dire qu’il se glisse également dans la pratique de mes propres étudiants.J’en ai un qui est venu à moi avec une envie similaire, un besoin urgent de travailler avec l’Eau par l’intermédiaire d’un bol. Étonnant non ? La façon dont un égrégore peut se transmettre d’un enseignant à son étudiant et vice et versa, sans intention. C’est pourquoi celles d’entre nous qui sont appelées sur le chemin de la Prêtresse doivent considérer tout ce qu’elles font avant de le faire. Je suis heureuse que ce bol soit venu à moi et que mes étudiants veulent travailler plus avec l’Eau. Peut-être est-ce la sacralité de l’Eau, ou la vaisselle en elle-même. Je ne suis pas sûre mais le temps démêlera ce petit mystère