(une version audio est disponible en lien au bas de l'article)
Lune portant une énergie d'approfondissement et de détermination. Elle propose de se donner des objectifs sur du long terme dont les premiers fruits pourraient arriver durant le Seuil Sombre.
Côté divination, si nous avons réaliser notre propre jeu oraculaire (cartes, runes, objets à jeter,...), utilisons-le. Sinon nous pouvons observer le vol des oiseaux et des insectes. Attribuons-leur une signification, déterminons la valeur symbolique d'éléments particuliers et de zones spécifiques dans un paysage vu d'une de nos fenêtres.
Côté chaudron, des sortilèges ayant besoin de temps et de bonnes racines seraient envisageables. Leurs effets se remarqueront quand ils seront bien ancrés sur la durée. C'est-à-dire, par exemple, nous souhaitons changer une habitude, améliorer un aspect de notre vie, un sortilège de cet ordre sous cette Lune construira en coulisse un support supplémentaire à ce désir de changement. Surtout si nous ne sommes pas encore dans la disposition d'esprit nécessaire pour bouleverser notre vie tout de suite. Parfois nous avons besoin d'une date symbolique pour débuter une action de longue haleine. Il est possible alors de déterminer ce moment, de fabriquer un talisman qui chargera jusqu'à cette date puis de le porter.
Cela peut aussi concerner des cas où nous avons du mal à oublier un événement ou une personne, à le redimensionner pour lui attribuer une place plus juste dans notre parcours. Toutefois si cela s'avère particulièrement difficile et douloureux, je préconiserai toujours la consultation d'un.e professionel.le de la santé mentale. La limérence, un traumatisme ou une configuration neurologique particulière peuvent demander une prise en charge plus active. Le sortilège pourra alors vous accompagner comme outil supplémentaire.
Un changement majeur peut être doux, progressif. Tout en étant suffisamment solide et profond pour garantir de maintenir le courage et la volonté malgré les faux pas possibles.
Les énergies ou intentions à nourrir du moment en Shadow Work seraient ce qui à trait à la projection et la réalité : - Où se situe mon authenticité ? Quels sont les moments de ma vie où je me suis senti.e le.a plus juste ? Pourquoi ? A quelle fréquence, je ressens cette authenticité en moi ? - Ai-je déjà été confronté.e à des avis contraires quand une décision a été prise ? Comment ai-je réagi aux objections ? Comment ai-je géré la frustration et la colère ressenties par les autres ou moi-même ? Ces questions peuvent donner un point de départ pour des réflexions approfondies ou d'autres questions plus spécifique à nos situations.
Cette Lune nous ouvre un espace rassurant où nous pouvons déposer une promesse envers nos désirs, surtout si cela touche à un futur mode de vie différent de l'actuel .
Elle a cette énergie puissante qui sait être présente sans écraser. Cela permet d'envisager de placer quelques forces dans des outils au service de transformations profondes.
Que cette Claire vous soit favorable.
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Quelques précisions :
Attention : rien de ce qui est écrit ci-dessus n'est exhaustif ou obligatoire. Ceci est basé sur mon système de pratique développé sur des années.
Sources principales en relation avec la construction de mon système de pratique: - Avalon Within de Jhenah Telyndru - The Mythics Moons de Jhenah Telyndru - Beneath the Moon de Rachel Patterson - Les enseignements de Morgause de Willow Heart of Wicca, et à sa confiance pour relire son projet sur le système luni-solaire, les magies solaires et lunaires (Il n'a jamais vu le jour mais c'est un trésor.)
Ce titre ressemble presque à un slogan
publicitaire. Je vois déjà une personne de dos contemplant un
crépuscule, une tasse de chaï à la main. Ce serait très
spécifiquement du chaï, je le précise.
Enfin, le moment de se mettre au vert,
au calme, de s'écouter respirer, palpiter sans exigence, sans
attente.
Accueillir la pause dans la pratique, un peu comme des
vacances.
Il y a quelques années, j'avais pris
connaissance d'une notion qui commençait à émerger dans le milieu:
le burn out spirituel.
C'était très juste comme point.
Ma pratique a débuté en 1993. Pas
d'internet, pas de réseau. Donc aucune pression si ce n'est celle de
trouver un peu de matières dans les librairies, et pourquoi pas, une
autre personne avec laquelle partager. Des enjeux très minimes, à
taille humaine. Ainsi que beaucoup de temps et d'espace pour grandir
et mûrir.
En quelque sorte, un apprentissage à
la Montessori où ce sont nos capacités à l'instant T qui
définissent ce que nous développeront.
Évitons les sujets de la performance
et de l'esthétisme puisque ce sont eux qui poussent au crime. Ils
sont trop bien connus. Brandis parfois comme garantie dans des
discours gonflés de bien pensance et d'ego mal placé de personnes
qui surfent pourtant sur les trends avec cet air de ne pas y toucher.
Ce n'est pas parce que nous parlons
d'un sujet à la mode, que ce soit pour le critiquer ou pour le valoriser, que
nous sommes de bonnes personnes.
Lorsque j'ai cédé à
l'appel de la sorcellerie et de ses à-côtés, je n'imaginais rien.
Il me semblait que ce serait une voie linéaire d'apprentissage et
d'expériences sur laquelle je me devais de vite progresser. J'avais
envie de voir les résultats qui me feraient passer de « pauvre
folle » à « c'est peut-être un peu plus qu'une lubie
délirante. ».
Le tarot, la Haute-Magie
(mon premier livre pour débuter la pratique...il fallait avoir
envie), je me suis jetée dedans corps et âme. Ce fut une immersion
totale, un full focus durable où chaque moment fut analysé,
soupesé. J'ai du mal à imaginer mes adelphes les plus jeunes avoir
cet espace et cette capacité désormais. Ce sera certainement perçu
comme bouffi de suffisance, cependant j'ai pu constater, en plus de
trente années de pratique, la cyclicité des « vieilles
nouveautés ».
Le bombardement constant
d'injonctions suaves, de nouveautés (qui n'en sont pas, je le
souligne derechef) parasitent nos relations et nos pratiques. Alors
des fois ça pète ou ça devient silence.
Mais est-ce que j'ai su
faire une différence à chaque fois entre la pause et le burn-out ?
Je ne crois pas, mais l'inactivité fut, à chaque fois, salutaire.
Vers 2018-2020,
j'entendais donc parler pour la première fois du burn-out
spirituel. Aliénor de Mystics Moons (Instagram) qui lâchait ce gros
morceau bien glissant dans la mare païenne virtuelle où chaque
tétard que nous sommes tente de voir un peu la lumière du jour.
Je venais de claquer une
fin de mission auprès d'un bosquet druidique où j'avais tenu le
rôle de community manager pendant plusieurs années, dans l'ombre,
laissant la façade aux personnes munies des « bons »
titres.
Rédaction d'articles,
édition d'un e-zine en interne (idées, recherches, rédaction, mise
en page), études calendaires, animation de papotes-ateliers, conception
rituelle, mailing, échanges intra-bosquet, échanges intra-collége,
vidéos, etc. Tout ça dans un environnement paternaliste,
misogyne, bien planqué dans sa tradition. Je restais dérangeante
mais utile puisque, officieusement, les responsables échangeaient
régulièrement avec moi.
Personnellement,
durant mon service, je ne me suis jamais dite que j'étais une bonne
poire. J'expérimentais la construction d'une sororité dépassant la
tradition lui servant de terreau de départ.
Mais quel job l'air de
rien. J'étais devenue un axis mundis. Et à côté, j'ai traduit des
articles, et même un livre qui, lui, fut ensuite édité sur ma
proposition (note : il a été retraduit car je suis autodidacte
en anglais donc il y a plein de traductions fines que je ne saurai
faire.) .
A la naissance de mon
fils, il devint difficile de tout assumer.
Ce fut un burn-out
spirituel. Tout s'est tu. Mon âme, mon cœur. Je n'entendais plus le
divin ou alors de vagues chuchotements.
Je pourrais évoquer
le fait d'apprendre à dire non, de responsabiliser autrui dans ce
type de processus. Plein de sujets déjà très souvent débattus
ailleurs.
La pensée féministe se
glisse ici aussi. Nous combattions des critiques misogynes sur notre
fonctionnement avec une suractivité qualitative en guise de riposte.
Classique.
Je le mentionne sans
esprit de critique. Toute notre société est une bête patriarcale
blessée mortellement, animée de derniers sursauts sulfuriques.
J'étais exsangue après
une longue bataille contre cette pression. Pour vous résumer :
par la suite, la plupart des femmes du Bosquet ont quitté ce
Collège. J'ignore ce qu'il en est à ce jour sur la parité de ce
groupe.
Le burn-out
survient lorsque nous ne reconnaissons plus aucune limite en nous pour nous.
La période de burn-out
spirituel est à la fois un vide et une souffrance. Même si l'autel
est là, rien ne s'y passe. Il devient un meuble exposant de jolis
objets dépoussiérés régulièrement avec des gestes automatiques.
Ce n'est pas que rien n'a de sens. Les connaissances, le souvenir des
sensations rituelles et relationnelles sont là, mais rien ne vient
s'ajouter à cette vivance spirituelle du passé. Ce n'est pas une
pause, c'est un vide absolu et nécessaire. Une hibernation de
survie.
Comment repartir
après ça ?
Que faire dans ces
cas-là ?
Rien, vraiment. Il se
peut que l'habitude ou la peine nous fasse allumer parfois une
bougie, préparer une offrande. Je serai toutefois encline à ne pas
forcer. Si l'envie vient, pourquoi pas. Si rien ne se produit durant
des semaines, des mois, c'est que cela est nécessaire. La piété
peut être le seul muscle restant de notre corps religieux comateux.
Réinvestir la
simplicité, l'immédiateté sans attente. Ne plus rien programmer,
se laisser surprendre.
Surtout se laisser le
temps de revenir à cette sensorialité physique et subtile fine.
Il se peut que des
capacités soient modifiées de façon définitive durant cette phase. Ça arrive. Ce n'est pas grave.
Reconnecter à son élan
spirituel est une œuvre lente, une convalescence durant laquelle les
petits gestes vous sembleront vains, sans saveur. Pourtant notez
qu'ils se produisent. Juste ça. Ils surviennent. Ce soir d'été, un
verre à la main (soft ou autre), en extérieur, la Lune prend une
autre dimension et on s'aperçoit que nous avons cette vibration de
célébration en nous qui palpite. Puis un geste de communion arrive,
l'instant devient sacré.
En gros, sortir d'un
burn-out spirituel ne demande rien. Si ce n'est d'accepter d'être
dans le rien sans culpabilité. Le mérite de ce type de rupture
involontaire dans la pratique, comme dans la pause d'ailleurs, est de
faire le tri dans les relations.
Moui moui moui, c'est
bien mignon tout ça. J'évoque tout de même la configuration
catastrophique de ce temps off qui fond sur nous sans coup férir.
Pourtant la pause semble
être bien plus commune que nous ne voulons bien le reconnaître.
J'aurai tendance à croire que toute personne qui pratique suit un
cycle qui lui est propre. Avec des périodes plus intenses que
d'autres.
Quels résultats ont eu
les pauses ?
Vous l'aurez compris,
j'ai eu plusieurs périodes de pause. L'évolution et l'historique de
ce blog peuvent en témoigner.
La première fois, la
pause a duré 4 ans. Suite à un déménagement qui m'a plongée dans
une profonde affliction, je suis tombée en léthargie. Avec le
recul, je réalise que la rupture avec un territoire équivalait à
me déraciner stricto sensu.
Le deuil de cette terre a
été terrible. D'autant que c'est là que les balbutiements de ma
pratique se sont tenus. La psychométrie et l'exercice du pendule,
qui étaient faciles à mettre en œuvre, devinrent inaccessibles.
La première pratique est
revenue, très doucement, modifiée. Un peu comme si j'étais devenue
myope. La seconde, je l'utilise le plus souvent pour chercher un truc
perdu dans la maison. Nous sommes toustes TDA dans mon foyer. Nos
vies sont un JDR constant avec des quêtes majeures et secondaires.
La seconde fois fut
plutôt de l'ordre de la crise mystique déclenchée par un sort,
fruit de colère, dont j'ai été la cible. J'ai voulu tout jeté,
tout arrêté. Une grande purge par le feu. La reprise s'est faite
timidement. Il a fallu contrebalancer en agissant sur plusieurs
fronts (corps, cœur et esprit). Cette pause a été extrêmement
bénéfique, bien qu'elle fut involontaire et la conséquence d'un
acte mal maîtrisé [ je pense toujours que l'origine est due
principalement à une mauvaise communication couplée à des émotions
et une énergie mal gérées.]. J'ai revu toutes mes bases. C'est le
départ d'une exploration moins rapide, de protocoles magiques plus
longs, de mon investissement qui se concrétise auprès de la
Divinité qui me guidait à cette période.
La troisième, je l'ai
relatée plus haut. Le burn-out. Je suis restée bête devant mes
jolis autels. J'ai fait un tri de malade dans mes bouquins, mes
affaires, mes relations. Je pense qu'il reste une photo de ça sur
mon feed insta. Un gros tas sur mon lit de l'époque. L'image surgit
dans mon esprit, le souvenir de ma pesanteur colonise aussitôt mon
cœur.
Ce que j'ai développé
entre la première et la troisième pause, je l'ai conservé. Ce qui
fut un soulagement.
Puis vinrent les pauses choisies. Sur les
réseaux et dans ma pratique. Des moments off, de vraies vacances,
des tête-à-têtes prolongés avec moi-même pour faire le point.
Je mentionnais plus tôt
le fait que chaque personne a son propre cycle. J'ajoute ici que nous
persistons souvent à suivre coûte que coûte le rythme, même avec
un geste ou une pensée. La Lune, les célébrations, les passages,
lancer des sorts selon les étoiles, suivre des trends. C'est la
raison pour laquelle je précise dans mon précédent billet que rien
n'est obligatoire dans ce que j'ai proposé.
La manifestation la
plus évidente de cette philosophie est qu'entre mes débuts et
aujourd'hui, la fréquence de ma pratique sorcière orientée sur les
sorts a drastiquement diminué. J'ai appris à mobiliser mon corps et
mon esprit avant de me jeter dans le chaudron tête baissée. Je
mature des projets magiques sur de longues périodes Rien de
révolutionnaire. Il y a moults exemples de personnes pratiquantes
qui partagent sur des protocoles longs avec des étapes complexes.
Il est possible de
réaliser la même chose avec des pratiques plus simples, si ça peut
rassurer une personne ou deux dans le public.
Je pratique la marche
labyrinthique et le labyrinthe digital. Je m'octroie des moments de
pause durant l'exécution pour laisser l'idée du travail maturer,
évoluer durant le process. Puis je reprends le mouvement. Peu
importe l'état émotionnel, énergétique, et physique dans lequel
je me trouve à l'issue, je me sens quelque part glorieuse d'avoir pu
savourer le chemin à , ce que je pense être, sa juste valeur.
D'avoir donné une
chance à mon propre désir de s'exprimer le plus librement possible,
hors influence ou contrainte.
Cette lenteur, que j'ai
mise en sous-titre sur le blog, cette Slow Witchery, est une volonté
de laisser la graine pousser sans la forcer. De prendre le temps
d'observer ce qui a besoin d'être renforcé, soulagé ou diminué
dans le tissage en moi et autour de moi.
Un jour, je passerai à
l'écrit sur la pratique sorcière et la neurodivergence, du moins
exposer mon expérience et ce qui en découle, car la philosophie de
la Slow Witchery (SW) a des bénéfices dans ce cadre là. Une maturation devient
possible pour toutes choses sur la Voie Sorcière. Les urgences sont
toujours là. Toutefois elles ne se produisent pas tous les jours. Si
c'est le cas, je m'interrogerai sur ma perception et mon entourage.
En fait, il y a un autre
élément-clef dans cette popote très perso : ma vie. Je
n'adapte pas ma vie à ma pratique. C'est l'inverse qui se produit.
J'ai un emploi, une micro-entreprise, un enfant en garde alternée,
une épouse, une immense maison.
S'adapter est aussi un
axe SW.
Je m'interroge
régulièrement sur la valeur d'une voie solitaire et sur les groupes
avec la lentille SW.
La solitude offre un
espace extraordinaire d'observation de soi. Si bien que j'ai tendance
à considérer que la pause y est un rituel, un temps sacré. Le
mouvement cesse pour voir ce qui émerge dans l'immobilité.
Si vous collaborez et
relationnez en groupe et que vous vous sentez brusqué.e/bloqué.e,
posez une demande claire d'un temps de mise en sommeil à réévaluer
ultérieurement lors d'entretiens espacés selon vos possibilités.
Cela peut se faire si la communication est qualitative (honnête,
directe, sans présupposé de mon point de vue).
Je conclurai avec une
dernière notion, sur laquelle je reviendrai dans un futur plus ou
moins proche : la possibilité que les pauses vécues soient des
préambules à l'appel ou le départ d'une divinité.
D'ici là, prenez soin de
vous. Demain existe encore.
Lune proposant une opportunité de faire place nette et de déterminer des objectifs précis. Elle sera propice pour faire un point sur son cheminement, évaluer ses angles morts. La purification et le bannissement seront optimum durant cette phase.
Côté divination, le scrying pourrait se révéler une pratique très intéressante durant cette Lune Sombre de Mai. Pour cela, utilisez un bol sombre empli d'eau, un miroir noir ou un miroir d'obsidienne avec une flamme en éclairage indirect dans une pièce obscure. Fixez la surface de l'eau sans sciller. Contemplez ainsi votre for intérieur et laissez émerger les présages, les indices de façon libre ou définie par une question. Côté chaudron, vous avez peut-être mener quelques actions depuis la Claire pour vous rapprocher des esprits de votre territoire, et améliorer/renforcer votre centrage et votre ancrage. Cette Sombre-ci offre, si vous êtes dans cette configuration, de faire le point sur votre cheminement sorcier et/ou dévotionnel. Cette Lune Sombre descendante est en Bélier sidéral. Il y a une énergie brute à mettre en terre. Si vous ressentez le besoin d'initier un travail pour vous débarrasser d'obstacle dans le cadre d'un projet, il semble que ce soit le moment. Il sera également possible de s'adonner à une purification, un bannissement, car il y a une idée de tri, de nettoyage, de priorisation de l'essentiel. Il est intéressant aussi de considérer que le bannissement soit une solution à privilégier pour mettre un terme à une relation. Cela serait une option plus en rapport avec la configuration. L'énergie Bélier est une énergie qui tranche. Si vous aviez en tête une malédiction, gardez à l'esprit que ce type de sort vous garde en lien avec la personne. Le bannissement coupe, efface. Il s'agira de faire le point sur ce qui vous anime, à savoir soit la vengeance soit le désir de renouveau. De façon un peu plus légère, si vous aimez les plantes et que vous souhaitez stimuler une énergie plus primesautière en vous, consommez des fleurs de votre territoire (en boisson ou en plat, comme il vous plaira).
Les énergies ou intentions du moment en Shadow Work nous invitent à :
- Procéder à une évaluation honnête de nous, de nos croyances et des perspectives qui leur sont liées
- Faire le point sur ce qui génère de l'agressivité, ce qui nous met sur la défensive.
- Considérer comment l'imprévu nous affecte. Comment nous rebondissons selon si nous percevons cela comme un obstacle ou une opportunité.
Je reviens sur la notion de Seuil Clair. Dans mon système, il y a deux mois de pratique un peu plus intense : les Seuils. Ils sont des équivalents luni-solaires des fêtes nommées Beltane et Samhain. Ils marquent des transitions ainsi que des honneurs rendus selon la valeur luni-solaire du moment.
Si cela est possible, selon mon quotidien, j'investis plus souvent mon espace sorcier. De nombreux tirages et offrandes sont réalisés durant les Seuils. D'autant que cette année, je vis une transition dévotionnelle. Le Seuil Clair est aussi le dernier mois lunaire complet avant le Solstice d'Eté. C'est une façon d'honorer la Lumière avant son paroxysme puis son déclin. J'ai noté que durant ce mois de Seuil, la Sombre et la Claire seront descendantes. Et nous aurons une micro-lune le 31/05. Cette Sombre demande cette mise en lumière et en action, de sortir de la nuit. La Claire suivante se produira en Scorpion sidéral. Autant dire que ce mois est guerrier. Il appelle à nous regarder avec franchise, travailler une endurance et une résilience pour un changement profond. Tout cela sous une lumière fruit d'un feu impartial et purificateur. Et, selon moi, cela coincide bien avec la notion de Seuil Clair.
Je vous retrouve à la prochaine Claire.
En attendant :Que cette Sombre vous soit favorable.
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Quelques précisions :
Attention : rien de ce qui est écrit ci-dessus n'est exhaustif ou obligatoire. Ceci est basé sur mon système de pratique développé sur des années.
Me concernant le Seuil Clairse déroulera à partir de la Sombre du 16/05 jusqu'au 14/06. Mais je vous expliquerai tôt ou tard mon système calendaire. Je pense que ça pourrait intéresser quelques personnes curieuses de systèmes individuels.
Sources principales en relation avec la construction de mon système de pratique: - Avalon Within de Jhenah Telyndru - The Mythics Moons de Jhenah Telyndru - Beneath the Moon de Rachel Patterson - Les enseignements de Morgause de Willow Heart of Wicca, et à sa confiance pour relire son projet sur le système luni-solaire, les magies solaires et lunaires (Il n'a jamais vu le jour mais c'est un trésor.)
Site source pour les phases, la course et la position astrologique : calendrierlunaire.org/
Constellation de la Balance en sidéral - 01/05/2026
Temps Lunaire du 30/05 au 02/04
Lune portant une énergie en augmentation sur les désirs d'équilibre et de beauté. Elle sera propice pour travailler avec les esprits de son territoire, veiller à la bonne santé de son enracinement, voir où sont les points de fragilités pour ramener de l'harmonie dans les domaines de votre choix. Faire alliance est l'action maîtresse.
Côté divination, si vous avez envie de tenter la lecture du feu (pyromancie) ou de la fumée (libanomancie), vous aurez plus de chance d'avoir des résultats. Côté chaudron, travaillez spécifiquement des charmes de fertilité ou d'abondance si vous avez un projet de cet ordre en attente, ou de préparer une Eau de Lune aux fleurs de votre territoire en vue de prochains travaux. Vous avez ici un créneau intéressant pour obtenir un résultat de qualité. En extension à cela, la pratique de la magie du glamour peut entrer dans le jeu. Vous pourriez enchanter votre parfum pour qu'il soutienne vos émotions, votre force intérieure. Faire en sorte que les miroirs deviennent vos alliés et vous renvoient une image nouvelle à vos propres yeux, pour vous redécouvrir.
Evitons les charmes de glamour aux fins d'augmenter son aura pour gagner des followers, n'est-ce pas ? Il semble évidemment que la volonté de briller peut parfois devenir manipulatoire. J'ai tendance à penser que la magie du glamour mal employée est souvent une volonté d'asseoir une emprise sur autrui. Commencez simplement en se concentrant sur la façon dont vous pouvez améliorer votre regard sur vous paraît plus constructive. Surtout avec une observation minutieuse des effets avant de passer à une intention plus conséquente par la suite. Déconstruire et reconstruire son regard sur soi est une entreprise de longue haleine constituée de beaucoup de petits pas.
Les énergies ou intentions à nourrir du moment en Shadow Work seraient ce qui à trait aux attachements, espoirs, et peurs:
- de son corps (où se trouve ma beauté, ma force ? Suis-je en mesure de la percevoir ? Comment ? En quoi puis-je avoir confiance au sujet de mon corps ? Suis-je capable d'évaluer mon énergie ? l'économiser ? la solliciter? Comment ? ...), - aux limites mentales concernant la compréhension de dynamiques inconfortables (suis-je capable de faire un pas de côté quand il le faut ? Puis-je tenter d'être plus spectateurice qu'acteurice pour avoir une autre perspective ?...) - de la nature de notre volonté et de son dosage dans nos actions (suis-je capable de faire ce que je dis ? En ai-je vraiment le désir ? ...).
Cette Lune Claire peut fournir un apport énergétique conséquent et doux. Toutefois avec un impact profond. C'est un massage aux pierres chaudes avec une huile de jasmin. Pour vous donner une image.
Il se pourrait que la conséquence soit d'entre-apercevoir un petit bout de la destination que notre esprit appelle très timidement depuis quelques mois. La douceur à venir dans cette Claire génère, à mon sens, un Temps Lunaire propice et bienveillant pour cela. Wendy Rule, artiste que j'aime beaucoup, dit dans une de ces chansons que "son cœur est tel une fleur épanouie". C'est le sentiment que j'ai en écrivant cet article, en ressentant ce qui serait le plus favorable pour accompagner cette Claire.
Que cette Claire vous soit favorable.
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Quelques précisions :
Attention : rien de ce qui est écrit ci-dessus n'est exhaustif ou obligatoire. Ceci est basé sur mon système de pratique développé sur des années.
Me concernant le Seuil se déroulera à partir de la Sombre du 16/05 jusqu'au 14/06. Mais je vous expliquerai tôt ou tard mon système calendaire. Je pense que ça pourrait intéresser quelques personnes curieuses de systèmes individuels. -----
Il s'agit de la seconde Lune Claire montante de cette année. La première ayant eu lieu le 02/02. J'attire ici que la course de la Lune (montante et descendante ) est différente de sa phase (croissante ou décroissante). Ca compte dans mon système. J'espère en tout cas que vous aurez du plaisir à me lire.
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Sources principales en relation avec la construction de mon système de pratique: - Avalon Within de Jhenah Telyndru - The Mythics Moons de Jhenah Telyndru - Beneath the Moon de Rachel Patterson - Les enseignements de Morgause de Willow Heart of Wicca, et à sa confiance pour relire son projet sur le système luni-solaire, les magies solaires et lunaires (Il n'a jamais vu le jour mais c'est un trésor.)
Peu
importe le contenu que vous consultez, que ce soit pour personne débutante
ou avancée, il est rare que les bases de la
pratique ne soient pas abordées.
C'est un peu l'introduction
obligatoire, la caution morale que les auteurices se doivent d'avoir.
Montrer patte blanche pour ainsi dire, afin de passer pour un.e
praticien.ne valable.
Il serait difficile de recommander la
lecture d'un ouvrage qui ne présenterait pas ces préambules de
rigueur.
Avec des années de pratique, cela peut même devenir
ennuyeux. Au point que nous serions tentés de sauter les premiers
chapitres d'un livre pour arriver au corpus de pratique secondaire.
Parce que nous savons. Parce que c'est bon depuis le temps,
comprenez-vous, qu'avons-nous encore à apprendre dans ce domaine ? (c'est ironique)
J'ai
connu plusieurs périodes de pause. La première car je me suis
brûlée les ailes. La seconde parce que j'ai cru que je pourrai me
détourner d'un chemin serpentant dans la moëlle même de mon être.
Je souris franchement en écrivant ça. Car ici, je retrouve toute
l'intensité de ma neurodivergence. Puis d'autres pauses qui furent
moins lourdement vécues. Bien au contraire. Je parle bien de
pause dans la pratique. Je suis croyante depuis aussi longtemps que
je puisse m'en souvenir. Hénothéiste et animiste, ma pratique
fleurit dans les temps et les espaces liminaux.
La pause est
en elle-même une liminalité dans laquelle errer, avancer ;
C'est un travail de fond crucial, inévitable. Car négliger cet
appel à souffler peut nous entraîner vers des moments très
difficiles, voire la perte de vue des valeurs premières que nous
souhaitions vivre dans notre pratique.
Tout
changement porte cette valeur de liminalité également à mes
yeux.
Revenons à notre sujet premier, les bases essentielles.
A
chaque sortie de pause, je me prends de passion pour de nouveaux
sujets. Je lis en ligne, j’achète des livres, je suis des
contenus.
Et
de plus en plus, à chaque nouveau courant étudié, j'observe avec
plus d'acuité les premières sections, les premiers chapitres. Ceux
dédiés aux bases.
J'accepte
aisément de faire un pas de côté de ma pratique d'à
peu près 33 ans pour expérimenter les bases avec des yeux neufs.
Évidemment
c'est encore plus sympa quand le contenu propose une perspective
nouvelle. Thorn Mooney, dans Le Chemin de la Sorcière, éditions
Danaé, a réussi à aborder ce sujet sous un angle différent.
Normalisant dans un même élan ce que tout.e praticien.e vit un
jour.
N'hésitons pas à replonger dans les bases avec une
intelligente candeur affinée d'expérience s'assurant ainsi une
hygiène énergétique indispensable à la pratique.
Que
sont les bases ?
L'ancrage,
la purification, la protection définissant l'ensemble de la pratique
primaire.
Je
considère que le bannissement et la défense comme des actions de
pratique secondaire car ils interviennent dans des cas où il y a une négligence de longue durée des bases ou une atteinte provenant de l'extérieur. Cette dernière ayant donc
franchi les mesures basiques habituelles.
Les bases
essentielles dans la pratique invitent à se méfier de la routine,
de l'aspect mécanique de leur exécution. A quel moment perdons-nous
la connexion avec le vrai ressenti pour entrer dans une
intellectualisation pure ? Faire pour faire. Non, pour vivre une
action ressentie. Un peu comme un brossage de dents bâclé.
"Faire
en conscience", "avec ses tripes", "selon son cœur". Peu importe le
vocabulaire, cela signifie de la nécessité de connaître le sens et
le but de ce qui est réalisé.
Revenir
aux bases est une première étape de reprise de contact avec des
ressentis actifs. S'imaginer qu'après une pause de 6 mois à
quelques années, nous puissions nous asseoir devant l'autel la
bouche en cœur, sû.res de soi semble bien prétentieux.
Les
cas possibles, à mon sens, où le réapprentissage de ces gestes
premiers et de leurs ressentis se produit est :
après
un changement majeur tel que une rupture, un déménagement,
la fin d'un cycle,burn-out spirituel, changement de tradition, de
courant spirituel ou de dévotion.
après
avoir été touché.e par un sort néfaste (une sorte de
convalescence énergétique), une pause de pratique due à un manque
de temps (parentalité, travail, engagement associatif, etc).
La
liste est non exhaustive et le principe, dessiné dans les grandes
lignes.
Faire
ce pas de côté dans le renouveau, peu importe son origine, est déjà
une preuve d'humilité. Nous ne savons pas tout, nous ne sommes pas
infaillibles quand bien même notre magie, nos prières sont
puissantes ou le furent du temps où nous les prononcions.
Notre hygiène énergétique, que je dissocie de la santé
spirituelle intellectuelle (esprit critique associé de recherches et
de d'échanges ) est une pierre angulaire de nos pratiques.
Il
y a aussi la possibilité que notre pratique nous convienne, et cela
depuis depuis des années. Et que jamais il n'y a eu de lassitude,
d'essoufflement. Reprendre les bases de A à Z toutes les lustres*
serait à envisager par précaution. Se maintenir, s'améliorer ou changer, toutes
ses actions appellent le même départ : les bases acquises,
vécues, authentiquement perçues.
Un
petit tour d'horizon un peu barbant pour définir un peu ces bases
incontournables :
L'ancrage
est la capacité à se raccrocher à ce que notre corps vit de façon
très primaire (avant d'aller chercher des racines énergétiques
nous connectant jusqu'en Chine. Ou ailleurs.) S'ancrer, c'est déjà
bien incarner notre chair, sentir notre densité corporelle, avoir
réussi à déposer sa matérialité dans la réalité physique.
C'est très tangible, voire plus que tangible. Qu'est
-ce qui nous rend à notre corporalité ? À nos sens ? À
la Terre donc ? Ou à notre Lignée de sang ?
La
purification semble être ce moment où nous prenons conscience que
la matière n'existe pas seule, en tout cas pas pour des personnes
comme nous qui embrassons certaines croyances.
Nous établissons
que la purification est un nettoyage à la fois physique et
énergétique. Je n'évoque pas ici le mental car une hygiène
énergétique touche, selon moi aux corps physique et énergétiques, et non à la santé mentale.
Les aspects psychologique et intellectuel méritent d'être
considérés à part.
Une personne souffrant d'un trouble psy ou
étant neurodivergente ne verra pas cet aspect de son existence
miraculeusement amélioré à coup de fumigation ou autres techniques
purificatoires.
Cela peut aider à trouver une forme de réconfort,
d'apaisement mais s'imaginer plus serait se bercer d'illusions.
La
protection est à considérer de façon individuelle, collective,
ainsi que humaine et non-humaine (animal, lieu, objet, entités
spirituelles diverses qui peuvent aussi apprécier un soutien
humain).
Elle peut être mise en place de nombreuses façons
(prières, gestes, rites, objets (talismans, amulettes), art pictural
(symboles traditionnels, sigils, ..). Les moyens sont
infinis.
Mais ce qui m'intéresse ici, encore plus que l'observance d'une hygiène énergétique toujours remise en question, est la routine et ses
effets néfastes.
Bien connaître ses recettes peut nous amener à la
négligence et à la projection.
Ce
que j'entends par projection est le fait de s'imaginer ressentir. Et
ça, c'est terriblement commun. Je vous propose un exemple dans
lequel j'ose parier que quasiment nous toustes pouvons nous
reconnaître. Nous avons acquis le dernier ouvrage dans le domaine qui nous plaît. À chaque exercice lu, nous nous extasions
intérieurement « facile !, Mais je le fais déjà !,
rien que de le lire, je sais que je le fais en même temps ! ».
Douces foutaises en vérité.
L'exemple
peut se poursuivre avec les méditations guidées que nous " voyons " lors de la lecture. Le même principe que celui des romans. Notre esprit imagine, ce qui n'est pas ressentir dans sa chair et son énergie avec toute son attention.
Ces
propositions de pratique méritent d'être vécu différemment qu'un
fantasme (déjà par respect pour le temps de lecture alloué et, par extension, pour nos sous et le travail de l'auteurice.). Se faire
une fiche-guide pour travailler un exercice plusieurs fois d'affiler
serait plus honnête envers nous et ce que nous cherchons à
développer et à atteindre.
Prendre
des notes, mener des expériences ( que ce passe-t-il si une
purification de soi et/ou d'un objet travaillé est faite avant ? Que se passe-t-il si cela est de
façon libre ou rituelle ? Durant un temps spécifique?).
Pourquoi pas se faire des audios, ce qui est simplifier avec nos
téléphones, en faisant fi des considérations sur son timbre de
voix. La prosodie et les césures sont les clefs (je suis diplômée
en sophrologie. Je peux assurer que poser sa voix et son rythme
suffisent pour enregistrer même avec un son médiocre.)
Mettre
en comparaison nos observations de ressentis pour trouver où un de ces derniers surgit et se situe avec acuité et authenticité.
Ceci
a particulièrement plus de sens pour les praticien.nes
neurodivergent.es qui expérimentent le monde avec des codes
différents de la majorité.
Je
ne l'avais pas compris me concernant. J'étais perdue assez souvent.
Il m'a fallu apprendre à écouter la voix de mes tripes. Et les
nombreux échanges, tout au long de mon cheminement, me font penser
que je suis loin d'être seule dans ce cas.
Il
faut donc accepter en définitive, à partir de ce postulat, que nous
ne sommes pas les enfants géniaux aux aptitudes innées que nous
pensions/rêvions d'être.
Il
faut aussi accepter qu'échanger sans gêne avec d'autres personnes
nous aide à avancer.
Toute
pratique sorcière a besoin de bases, d'humilité et de travail.
Ouvrages que je recommande particulièrement ** : La Voie du Paganisme, de John Beckett, éditions Danaé Le Chemin de la Sorcière, de Thorn Mooney, éditions Danaé Psychic Witch, de Mat Auryn, Le lotus et l'éléphant Avalon Within, de Jhenah Telyndru, LLewellyn publications, également disponible sous le titre 'Mythes et Mystères d'Avalon" aux éditions Danaé.
*
attention, c'est cadeau. Une lustre équivaut à cinq années.
** Liste volontairement succincte. Inutile de se noyer dans une masse d'infos. Comprenons déjà ce qui est à notre disposition. Je les ai lus et testés (pour ceux qui ont de la pratique expliquée). Tous m'ont apportés quelque chose.