Parfois nous nous heurtons à des passages difficiles dans nos cheminements. Soit nous sommes en but avec nos réflexes de pensées ou nous avons du mal à imaginer autre chose. Ce tirage est un coup de pouce. Des révélations plus spontanées pourront se produire.
Certifiée en sophrologie non-caycédienne (Formation Aliotta) et tarologue, j'ai eu envie de vous proposer cette prestation.
Toujours dans le domaine introspectif, il permet d'utiliser le relâchement induit par la sophronisation (une méthode développée par le Pr Caycedo) pour aller à la rencontre d'un message donné par le tarot.
Accompagné.e de ma voix et de mon expérience, je vous entraîne dans une introspection où les réponses obtenues seront les plus spontanées.
Je vous partage ci-dessous une prestation des Trois Piliers.
Suivant la logique des restaurants de qualité, je propose peu de prestations ( la consultation, la méditation sophro-tarot et celle que je vous expose ici.).
Ce sont des méthodes rôdées au long cours qui ont souvent eu des retours positifs. Je dis "souvent" car, loin de l'idée où la personne pratiquant la taromancie et la tarologie devrait ne jamais, ô grand jamais !, se tromper. Au contraire, gardons-nous de la croyance qu'une lecture soit affranchie de biais. Les miens et ceux de le.a consultant.e. Malgré le souci de qualité de lecture, il y des jours où il est moins facile de garder un quant-à-soi sain sur les lectures. Ce qui explique que cette prestation soit disponible que peu de fois un mois à l'autre (je n'en ferai pas plus de deux par mois. Même si la vidéo est courte, il y a pas à faire en amont d'une part, comme vous vous en doutez. Je tiens à garder du temps pour mes réflexions et mon cheminement d'autre part.).
Les Trois Piliers, c'est une autre façon de lire des points de son histoire personnelle. Une perspective apportée par les cartes qui permet de déplacer son attention, révéler des aspects négligés voire oubliés de ses récits intérieurs.
Le but est tout à fait introspectif. Je choisis ce terme à la place de "psychologique" car je ne suis nullement diplômée. Non par tromperie. Plutôt par souci de clarté, d'autant que si cela devait bousculer, afin que la personne consultant puisse opter pour une aide adaptée.
Je rappelle également que je n'accepte aucune prestation sous le motif de l'urgence et que je me réserve le droit de refuser une demande si je sens que la personne est dans une période de fragilité.
(une
version audio est disponible en lien au bas de l'article)
Lune qui
lance une invitation à faire la lumière sur les mensonges que nous
nous racontons.
Il
s'agit de revoir ce qui a été révélé lors de la dernière Claire
et de réviser, si besoin, notre attitude dans la pratique.
Côté
divination, Essayons nous à un exercice qui n'implique pas notre
esprit ou notre intuition. Lors de la dernière Claire, si nous
avons réalisé le tirage en spirale proposé, nous avons pu
déterminer les domaines où nous nous illusionnons ou qui sont pour
le moment hors de notre portée. Faisons une sélection de trois
domaines. Pourquoi pas les trois premiers pour commencer (les plus
proches de la carte de départ).
Nous
écrirons le nom des domaines sur trois morceaux de papier (papier
blanc, papier d'arménie, parchemin,...) ou des feuilles de végétaux
séchées (laurier, olivier, …).
(NB: un choix le plus naturel serait le mieux au vu et su de la destination finale du contenu)
Deux
méthodes sont possibles. Soit par le feu, soit par l'eau. Tout
dépendra de la possibilité d'aérer le lieu de pratique, ou de
préserver l'endroit où nous nous trouvons d'un départ d'incendie.
Une pensée aussi aux Sorcières asthmatiques ou intolérantes aux
fumées de tous types.
Par le feu : si nous utilisons une
bougie de service (une bougie qui sert à allumer le charbon, les
bougies rituelles, éclairer le rituel), portons les papiers à la
flamme avant de les jeter dans un récipient qui ne craint pas le
feu.
Celui qui
sera le moins brûlé sera le domaine à travailler en priorité.
Par l'eau :
dans un saladier assez large, créons un tourbillon et jetons ensuite
les papiers. Le dernier qui touchera le bord sera le domaine à
prendre en compte.
Côté
chaudron, nous venons de réaliser une divination qui nous a
laissé une base pour réaliser un charme opportun.
Réunissons
un bocal, de l'eau de Lune Sombre, un peu de terre ou de
sable.Récupérons aussi le papier ou la feuille qui s'est démarquée.
Lors de
notre rite lunaire, consacrons de l'eau à la Lune Sombre. Veillons à
ce qu'il y en ait suffisamment pour remplir quasiment le bocal.
A présent,
indiquons que la terre/ le sable sont les illusions que nous nous
faisons à nous-même sur le domaine choisi par la méthode
divinatoire.
Plaçons la
terre dans le bocal et versons doucement, avec notre intention et
notre énergie, l'eau de Lune Sombre. Imprégnons le papier de
notre volonté de voir au-delà de nous avec honnêteté.
Le papier
sera ensuite ajouté au bocal.Refermons bien le récipient. Si nous
avons une litanie qui nous vient à ce moment, n'hésitons pas à la
prononcer autant de fois que désiré alors que nous secouons
fortement le bocal.
Maintenant
observons la terre décanter, le papier, flotter. Prenons conscience
que notre vision se clarifie peu à peu sur notre cheminement
vis-à-vis de ce domaine à travailler.
Il sera
possible de secouer le bocal avant chaque temps d'étude et de
pratique du domaine en question. Ceci afin de favoriser une
perception plus juste de nos avancées et de nos acquis. Sans
gloriole ou mésestime de nous.
Les
énergies ou intentions à nourrir du moment en Shadow
Work seraient ce qui à trait aux illusions, aux mensonges
:
Maintenant
que j'ai ciblé un objectif, suis-je en capacité de déterminer
avec justesse à quelle étape je me trouve ?
Ai-je déjà présenté aux autres ou à moi-même un récit
amélioré de mes expériences ? Pourquoi ? Cela a-t-il eu
un impact sur ma pratique privée et ma relation avec le monde
spirituel ?
Serai-je
capable de vivre avec plus de transparence sur ce qui me donne de
l'inconfort dans mon cheminement ?
Ces
questions peuvent donner un point de départ pour des réflexions
approfondies ou d'autres questions plus spécifique à nos
situations.
S'interroger
sur notre posture dans la Voie Sorcière est essentiel. Notre
probité stimule les relations de confiance. Cela permet également
de nourrir des échanges profonds qui parfois deviennent des
révélations pures et simples.
Tout ce qui
est proposé ici pourrait être réalisé sur les trois jours du
Temps Lunaire.
Conservons
le bocal jusqu'à ce que le papier se dissolve ou que nous ayons
clarifié notre position dans le domaine révélé.
Nous
pourrons ensuite livrer à la terre ou à l'eau le contenu avec les
gestes sacrés de notre choix.
Que cette
Sombre vous soit favorable.
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Quelques
précisions :
Attention :
rien de ce qui est écrit ci-dessus n'est exhaustif ou obligatoire.
Ceci est basé sur mon système de pratique développé sur des
années.
Sources
principales en relation avec la construction de mon système de
pratique:
- Avalon
Within de Jhenah Telyndru
- The
Mythics Moons de Jhenah Telyndru
-Beneath
the Moon de Rachel Patterson - Les enseignements de Morgause de
Willow Heart of Wicca, et à sa confiance pour relire son projet sur
le système luni-solaire, les magies solaires et lunaires (Il n'a
jamais vu le jour mais c'est un trésor.)
Le secret. Magnifique
parfum sexy que souhaitent porter celleux qui se veulent puissant.es.
Ou juste pour celleux qui le sont vraiment.
Ne relisez pas, c'était
bien sarcastique et très authentique.
Il a fait plus ou moins
partie de ma vie sorcière, ce secret.
J'entends encore, en
écho, les piaillements juratoires de quelques consœurs assurant que
le secret est le moteur ultime de la puissance et de l'efficacité.
Certaines plantant leurs regards ourlés de khôl droit dans vos
mirettes arrondies, puis qui vous susurrent dans la vapeur d'une
tisane qu'il y a des choses qu'elles ne révéleront jamais. Vous la
voyez cette moue glissée sur un air entendu du « Je sais de
quoi je parle. Il ne fait pas bon de se frotter à moi ou de
m'imiter. » ?
Puis avec le temps, les expériences et la
multiplication des rencontres, force est de s'apercevoir qu'il y a
toujours quelqu'une qui sait, qui le connaît ce fabuleux secret. Le
besoin de se confier, de partager autour de la pratique après des
années de disette sociale païenne, c'est bien normal.
Puis l'envie de se
raconter et de faire comprendre que c'est du sérieux, qu'« on a
mis le paquet » . C'est bien normal aussi.
Avec le temps, ma pensée autour du secret a évolué.
Je le vois s'exprimer dans des lignées spécifiques ( pratiques des
campagnes, de désorcellement, de traditions initiatiques
modernes). Il garantit une sécurité évitant de dénaturer ce qui
est transmis.
La capacité à garder le secret compte bien plus
que le secret lui-même finalement.
Car quand cela finit par être
notoire, nous nous apercevons que ce n'est pas si incroyable que
ça.
Concrètement il est possible de trouver en ligne beaucoup de
sources révélant des secrets initiatiques.
Une petite aparté cependant : si il y avait
eu un strict secret depuis toujours, il n'y aurait jamais eu de
transmission et d'initiation. L'humanité n'aura jamais eu de sorcière
connue. Elles seraient alors issues de génération spontanée vouée à la voie
silencieuse et solitaire.
Le secret autorise la création d'espace et d'échanges avec des personnes initiées à ce secret,
donc profondément motivées et impliquées. Condition sine qua non.
L'idée que le secret serait là pour préserver des
valeurs morales développées dans des lignées me semble
actuellement plus prééminente que celle de la préservation
rituellique circonscrite à un groupe bénéficiant de son
exclusivité.
J'exclus ici le
gatekeeping que je considère comme étant un outil pour les personnes
voulant se placer en figure d'autorité. Ce qui est, à mon sens, un
des premiers mécanismes pour l'installation d'une emprise voire de
glisser gentiment vers la dérive sectaire. Le folklore du secret colle à nos fonds de chaudron. Il auréole de puissance la personne qui l'agite.
La plupart pratiquent en
solitaire. Alors que ce soit dans la vie ou sur réseau, vouloir
partager un peu de ça, ça revient à tenter de se réunir autour de
la machine à café avec des collègues. On parle boulot, passion.
Par conséquent la capacité à
garder le secret fait état des qualités morales à posséder dans
un cheminement spécifique : le sens de la discrétion, la
loyauté, l 'engagement.
Je trouve aussi qu'il y a
parfois une confusion entre un serment et un secret. Certes, nous
pouvons prêter le serment de garder le secret. Tout comme nous
pouvons prêter serment publiquement en différentes occasions qu'elles soient juridiques, professionnelles, religieuses….
Comme je l'ai évoqué,
tout se trouve en ligne ou en librairie ou presque concernant nos
pratiques.
La différence peut
sembler subtile. Cependant, souvent, les traditions initiatiques ont
une vitrine, des espaces extérieurs permettant à chacun de se faire
une idée de l'autre et de voir son engagement, de jauger de ses capacités.
Pour simplifier, là où
le secret est une protection et un filtre pour les lignées, le
gatekeeping est un levier pour garantir une domination.
J'ai le souvenir de
praticien.nes qui, à voix basse, expliquaient doctement qu'ielles ne
pouvaient livrer certaines connaissances parce qu'il n'y a pas le
niveau chez leur interlocuteurice. Puis d'ajouter de façon finaude
« mais si tu veux, je peux te donner un mentorat
particulier... » puis de la flatterie saupoudrée de petites
réflexions laissant entendre que malgré mon intellect, je n'étais
pas l'étoile la plus brillante des cieux. Ce que je trouvais écœurant.
Puis nous avons le
fabuleux sens de la discrétion. Un contenu partagé en privé ou en
public soulignant l'accomplissement d'un travail pour autrui. Cela
sans rien révéler de l'identité de la personne demandeuse ou de la
nature exacte du travail. Entre publicité et garantie de l’exécution
rituelle. Cela permet de nourrir la réputation de sérieux du
praticien.ne, de souligner le savoir-être appuyant un savoir-faire. J'ai partagé des avis de
consultant.es sur mon insta pro mais rien de leurs séances par
exemple.
L'éthique est une
composante de ce sens de la discrétion et de celui du fragile
secret.
C'est aussi cela qui
permet de savoir avec qui, oui ou non, partager. Surtout quand nous
sommes dans l'équipe gérant un cercle ou une tradition. Nous
pouvons évoquer avec les responsables du groupe les difficultés
ainsi que des événements douteux. Mais les divulguer sur un espace
public, ça évoque une fragilité dans la structure (une charte de
comportement non respectée, de la précipitation pour intégrer de
nouvelles personnes, etc...).
Cela ne devrait se
produire seulement lorsque l'intégrité mentale et physique se
trouve mise en péril.
Comme vous l'aurez
compris, je crois peu au pouvoir du secret partagé si le sens de la
discrétion n'est pas nourri car « Il n'y a de vrais secret que
ceux qui se gardent tout seuls » selon George Bernard Shaw.
Fatalement, un jour, nous serons suffisamment en sécurité avec une
personne pour lui faire des révélations.
Une petite liste non
exhaustive :
- Ne jamais oublier ce
qui motive la raison du secret.
-Toujours se demander si
le secret pèse ou non sur notre conscience.
- Avoir, dans le cadre du pratique dirigée par une seule personne, d'autres personnes avec lesquelles pouvoir discuter dudit secret. Il pourrait être le paravent de comportements problématiques. Avoir un retour, dans ces cas-là, est précieux.
Bien sûr, tous les
secrets ne sont pas le terreau des horreurs. Cependant assurez-vous
que rien ne puisse se retourner contre vous en prenant le temps
d'apprécier avec qui vous souhaitez le partager.
Cette notion se retrouve
bien cette citation d'Eliphas Levi : « savoir, oser,
vouloir, se taire ».
J'adore cette phrase. Et
je trouve qu'elle illustre bien un cheminement dans une sphère où
le secret peut être imposé. Il est demandé d'apprendre, de mettre
en action ses connaissances, avoir et cultiver une conscience morale
pour discerner les fondements d'un choix.
Non céder à
l'assouvissement d'une pulsion à courte vue.
Dans un groupe avec une
structure solide (tradition ancienne ou nouvelle, longévité du
groupe même, respect de codes moraux attendu), un tel comportement
serait intolérable car il implique l'essence du groupe et des
personnes qui le compose. Cela pourrait expliquer que le plus souvent
les entrées, ou du moins les prises de contact, se font par
cooptation.
Je pense avoir fait le
tour, pour aujourd'hui, du silence choisi dans nos pratiques et de
ses raisons. Évidemment il s'agit de ma perception, de mes
réflexions.